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 Après le boulot, le réconfort !

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Maellis Savanna
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MessageSujet: Après le boulot, le réconfort !   Ven 21 Juil - 11:04

Il était 21 h quand Maellis pénétra dans l'enceinte du Saturday Night. Elle trainait souvent dans ce bar après sa journée marcher. Elle aimait bien l'ambiance, ces visages, ses musiques. Elle adorait se plonger dans ses attitudes, dans ces gestes, voir les expressions de ces visages. Elle voulait souvent les prendre en photo, mais elle s'abstenait. Elle avait eu quelques fois l'autorisation du patron et elel avait pu ainsi faire des photos assez sympathique et tout autant pour sa propre collection. On faisait ce métier par passion, sinon on passait son chemin. Elle n'avait pas encore la fameuse carte VIP pour pénétrer dans le saint des saint, mais peut être qu'un jour ... Elle n'était pas pressé, le haut lui suffisait amplement.

Elle adorait ce lieu car il avait été construit dans une église, c'était une véritable innovation et pour certains autres un sacrilège. Elle, elle trouvait cela culoté et fun. C'était ce qui faisait le charme de ce lieu.

Elle se dirigea vers le bar avec son sac en bandoulière. Elle commanda un Panzer et elel attendit sa boisson en tapant du pied au rythme de la musique. Une fois servit, elel paysa sa consommation en levant son verre au barman en guise de merci et elle trouva une table pour s'installer dans un canapé. Elle posa son sac à côté d'elle et elle bu à la paille. Dans ce lieu portait des lunettes de soleil ne genait absolument pas. Car il y avait tous les styles : des goths, des loubards, des costumes cravates et bien d'autre encore.

Elle continuait de taper du pied tout en sirotant son verre. Elle resterait là une bonen heure. C'était pas forcément amusant de rester seul devant son téléviseur alors qu'il y avait tant d'endroit où faire la fête !



(Ouvert à qui veut me rejoindre ^^)
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Vincent Moreira
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MessageSujet: Re: Après le boulot, le réconfort !   Lun 31 Juil - 20:50

Arrow Les chambres

Marchant dans la rue, le sourire aux lèvres, Vincent se félicita intérieurement d'avoir pris la décision de sortir pour trouver un endroit où grignoter quelque chose. Il aimait bien l'atmosphère de l'Institut, mais pour lui, il avait toujours été difficile de rester en place. Rester plus d'une heure ou deux au même endroit le rendait fou ! Il avait besoin de sortir, voir du monde, lier connaissance. Il ne savait pas trop d'où lui venait ce besoin d'être entouré, mais il s'en moquait, il était ainsi, c'était tout.

Arrivant en vue du bar qu'il avait donc entraperçu à son arrivée en taxi, Vincent ralentit considérablement sa marche. Il étudia l'extérieur du bar et fut surpris de voir qu'il ressemblait étrangement à... Une église. Etrange, il ne l'avait même pas remarqué au départ ! Enfin bref, peu importait, ce qui comptait, c'était qu'il puisse y passer un bon moment. Il espéra néanmoins pouvoir y trouver de la compagnie car franchement il commencait à s'ennuyer ferme sans personne à qui parler.

A l'exception de Malicia, personne ne l'avait si bien reçu à l'Institut se rendit-il compte. Il soupira, et, repensant à cette dernière, un petit sourire lui revint. Faites qu'il puisse de nouveau la côtoyer, pria-t-il intérieurement. Plongé dans ses agréables pensées, il se retrouva devant la porte du 'Saturday Night' d'après l'enseigne, sans s'en être vraiment rendu compte. Il l'ouvrit lentement, prenant le temps d'examiner qui se trouvait à l'intérieur. Ben dis-donc, il y avait foule quand même.

Y pénétrant complètement, il balaya la salle du regard, et, voyant qu'une jeune et jolie jeune fille se trouvait attablée à l'une des tables, et seule qui plus est, Vincent hésita légèrement, puis se dirigea vers la table de cette dernière. Il ne se sentait pas très à l'aise, voir gêné, tandis qu'il se présenta devant elle, posant une de ses mains sur la banquette qui faisait face à la jeune demoiselle. Lui souriant d'un air avenant, Vincent lui demanda timidement :

"Cela ne vous dérange pas que je me joigne à vous ?"

Il attendit la réponse de la jeune fille avec appréhension. Cela dit, il comprendrait si elle préférait rester seule, il savait que par moment la solitude était nécessaire. C'est pourquoi il resta debout, sans faire le moindre geste, la regardant de ses yeux gris, et son sourire légendaire aux lèvres.
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Maellis Savanna
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MessageSujet: Re: Après le boulot, le réconfort !   Mar 1 Aoû - 22:26

Maellis leva la tête quand elle vit un jeune homme pratiquement en face d'elle. Elle n'y avait pas prêté attention car il y avait énormément de monde et bien sur beaucoup de passage face au canapé vide. Elle avait toujours ses lunettes sur le nez mais vu qu'il était bien plus haut qu'elle, elle avait surtout en fait, juste relevé ses yeux. Un détail qu'elle oubliait parfois car il pouvait remarquer ses yeux rouges. En même temps la luminosité n'était pas parfaite et assez sombre, alors avec un peu de chance. Elle lacha sa paille et elle se redressa pour remnter ses lunettes de soleil, comme si c'était des lunettes de vues.

Elle croisa les bras et elle le détailla de pied en cape. Cheveux bruns courts, des yeux qui semblent interessant car très clair mais elle ne voyait pas vraiment le couleur, une allure sportive, mais côté fringue, bah pas trop d'effort, donc il ne se prenait pas la tête avec la mode. Au moins ellepouvait en déduire qu'il n'était pas égoiste ou égocentrique. Mais bon ce n'était que la première impression. par contre elle se méfia de son sourire. certes il voulait s'assoier donc il essayait d'être poli, mais dans un tel endroit, cela pouvait faire style : Je te drague. Enfin elle n'était plus une jeunette depusi longtemps. Elle finit enfin pas présenter le canapé en face d'elle et elel fit oui de la tête.


"Installes toi. Et pas de vous, Ai je l'air d'être ta mère ?"

Elle se mit à rire et elle remarqua qu'il n'avait pas commandé sa boisson. Il ne devait pas être un habiué. Peut être une première visite. Elle fit signe à une serveuse et elle commanda pour lui sans rien lui demander. Elle avait demandé la spécialité de la maison, un coktail bien corsé.

"J'ai l'impression que c'est ta première fois ici. Juste pour info, généralement, il faut prendre son verre et ensuite s'asseoir. Surtout quand il y a autant de monde. Tu as un nom "Jeune homme" ?"
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Vincent Moreira
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MessageSujet: Re: Après le boulot, le réconfort !   Mer 2 Aoû - 8:03

Vincent, toujours debout, commencait à se demander s'il avait bien fait de déranger la jeune femme. Franchement, il avait un peu peur quand même d'être rembaré, surtout dans cette ville qu'il ne connaissait pas, il ne voulait pas se retrouver seul, sans connaissance. Lui qui pensait déjà qu'à l'Institut les nouveaux étaient bien reçu par les autres élèves, avait été légèrement déçu. Mais il pria pour que ce ne fut pas le cas à l'extérieur sinon il se sentirait perdu c'était certain ! La rue lui avait largement suffit !

C'est à ce moment qu'il vit que la jeune femme levait les yeux vers lui, et Vincent sentit son appréhension augmenter d'un cran. Allait-elle le rembarer ? Se posant la question, il crût distinguer une lueur rougeâtre provenant des yeux de cette dernière. Seulement, sur le moment, la seule pensée qui le traversa était que cela devait être l'éclairage de la salle qui y contribuait. Et quand bien même ? Quelle importance de toute façon, ca n'était pas cela qui allait le déranger c'était sûr !

Il avait remarqué aussi qu'elle portait des lunettes et il trouva cela charmant, même s'il aurait bien aimé pouvoir croiser son regard sans cet obstacle, car des lunettes de soleil cachaient trop bien le regard. Vincent avait toujours apprécié qu'on le regarde droit dans les yeux. D'après lui, le regard valait plus que certaines paroles et l'on pouvait comprendre ce qu'une personne n'osait dire par ce biais, enfin, c'était Vincent. En tout cas, il ne tergiversa pas plus longtemps, après tout, cette jeune demoiselle faisait comme bon lui semblait !

Il était encore en train de la détailler d'un regard appréciateur lorsqu'elle lui répondit, et ce qu'elle dit laissa Vincent quelque peu interloqué sur le moment et ses yeux s'agrandirent sous l'effet de la surprise. Mais il finit par rire à son tour, accompagnant la jeune femme, ne s'attendant vraiment pas à ce genre de réponse. Cependant, il était ravi, ravi de voir qu'elle ne le rejetait pas et surtout, ravi de constater qu'elle avait de l'humour et semblait être d'un naturel ouvert, comme lui !

Vincent ne put que sourire grandement face à la jeune femme, le soulagement se lisant dans son regard ainsi que sur son visage, qui s'était considérablement détendu. Il s'asseya donc en face de cette dernière, tout en la scrutant du regard. Lorsqu'elle commanda une boisson pour lui, il fut sur le point de protester mais elle l'avait devancé. Il se contenta simplement de la remercier d'un doux sourire. Quand elle lui dit ensuite que ca devait être sa première fois ici et comment fonctionnait cet endroit, Vincent en rougit légèrement et répondit, un tantinet gêné, un petit sourire timide étirant ses lèvres :

"Oui... Effectivement... Je suis arrivé en ville il y seulement une heure... Ou peût-être deux... Enfin bref, il n'y a pas longtemps ! En tout cas, merci pour le tuyau ! Je tâcherais d'y penser pour la prochaine fois"

D'ailleurs c'était vrai, il ne savait même pas quelle heure il pouvait être. Il avait oublié sa montre sur sa table de chevet se souvint-il. Mais bon, peu lui importait, il avait tout son temps désormais donc ca n'était vraiment pas important en fin de compte. Il se demanda d'ailleurs s'il n'allait pas quitter son matelas douillet de l'Institut pour loger à l'hôtel car il sentait que ca n'était pas là-bas qu'il pourrait s'épanouir en tant que mutant, et puis il chercherait aussi du boulot car ses économies n'allaient pas perdurer s'il prenait une chambre à l'hôtel.

Mais une chose le faisait hésiter, enfin une personne plutôt. Elle l'avait si bien reçu et il ne voulait surtout pas lui sembler ingrat. Vincent fut sortit de ses réflexions lorsque la jeune femme lui demanda s'il avait un nom, Vincent lui souria, taquin, et, posant ses deux coudes sur la table, il se pencha légèrement en avant pour qu'elle puisse entendre ce qu'il disait car le bruit de fond s'intensifiait :

"Je m'appelle Vincent ! Et toi "jeune demoiselle" ?"
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Maellis Savanna
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MessageSujet: Re: Après le boulot, le réconfort !   Mer 2 Aoû - 12:25

Maellis n'était pas une personne foncièrement mauvaise ou qui aimait abuser d'un quelconque pouvoir, mais prendre son temps pour répondre au jeune homme avait été un doux moment. Et surtout elle voulait lui faire comprendre que c'était elle qui mènerait la barque, enfin façon de parler. Mais répondre avec empressement à un homme pouvait signifier que l'on était libre et parfois il pouvait se faire des idées.Alors autant essayer de lui faire comprendre subtilement qu'elle n'était pas ici pour une rencontre amoureuse où pour ne pas rentrer seul ce soir, mais bien pour lier connaissance, s'amuser et peut être ne jamais se revoir. Tel était le jeu dans la vie.

Puis finalement quand elle le rembarra gentiment avec son humour à deux balles, elle fut heureuse de voir qu'il ne prenait pas mal ses propos, bien au contraire, il se mit à rire de concert et cela détendit l'atmosphère d'un coup. Les présentations sommaires étaient faites et il pouvait entamer un véritable début de conversation. Il s'installa en face d'elle toujours en souriant. A croire qu'il était greffé sur son visage. Mais tant mieux, elle n'avait aucune envie de se mettre à pleurer ou de broyer du noir, elle lui rendit donc son sourire.

Il lui expliqua qu'il n'était pas ici depuis très longtemps. Boston était une grande ville, mais il s'y habituerait vite. On se fait à tout de toute façon. Mais en même temps il paraissait perdu dans ses pensées et elle préféra garder le silence. Elle se repencha sur son verre et elle reprit la paille en bouche tout en regardant ailleurs ou bien lui de temps en temps, mais elle ne voulait pas le mettre mal à l'aise.La serveuse arriva de suite et elle posa le cocktail fumant devant Vincent. Avait il l'âge requis pour boire une telle boisson ? Un moyen détournait de connaître une partie de son âge.

"Jeune demoiselle ? Je prends les paris sur le fait que je suis plus âgée que toi. Maellis, c'est ainsi qu'on m'appelle ou parfois qu'on m'aboie dessus, va savoir pourquoi."

Il ne pouvait vraiment voir de reflet dans ses lunettes mais elle était vraiment amusée et elle prenait plaisir à entendre la voix du garçon qui semblait tout comme elle vouloir s'amuser. Il suffisait de voir ses expressions. Etre photographe avait ses avantages. Repérés les détails, vérifier le visage pour connaître l'age ou avoir une idée, regarder les mains pour connaître le travail et pleins de petites choses qui faisaient qu'elle adorait son métier. Peut être même qu'elle le prendrait en photo; qui sait.

Pour connaître la ville, je te conseille en premier d'aller dans le métro et d'y passer ta journée; Tu verras, une fois cette journée de baptême passé, tu ne te perdras plus et tu connaîtras les grands pôles de cette ville. Ensuite il y a le tram, fait la même chose et tu verras la ville en plein jour, magnifique. Ensuite il y a des guides en bouquin, ils ne sont pas tous très bon, prends le vert, c'est le meilleur.Et sinon je te conseille aussi d'aller à l'office de tourisme, on y pense rarement mais là bas, tu peux connaître si il y a des marchés, ou et quand. Et j'en passe. Tu verras c'est vraiment une ville sympathique. Mais il faut s'y habitué, c'est comme tout. Tu habitais ou avant ? Tu es venu ici pour le boulot ? Ou tes études peut être ? Tu me parais être un enfant ...."

Seul le ton de sa voix et son petit sourire en coin pouvait montrer qu'elle n'était pas sérieuse sur le dernier point. Mais pour je ne sais quelle raison, elle avait envie de le taquiner. Elle aurait pu lui proposer de lui faire une visite guidée de la ville mais là ça faisait un peu trop pour une première rencontre. Enfin elle espérait surtout ne pas avoir était maladroite ou ne pas avoir poussée un peu trop son humour. Ou bien encore ses questions. Mais être photographe signifiait être curieux de tout.
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MessageSujet: Re: Après le boulot, le réconfort !   Mer 2 Aoû - 14:42

Lorsqu'il vit qu'elle lui rendit son sourire tandis qu'il s'asseyait, Vincent ne put qu'apprécier. Le second sourire qu'il recevait depuis son arrivée ! Finalement la vie ici semblait s'annoncer sous les meilleures auspices. Enfin il croisa tout de même les doigts pour que cela continue. Il espéra aussi intérieurement qu'il puisse revoir cette jeune femme en d'autre circonstances car il aimait sa façon d'être. Il sentait qu'elle n'était pas quelqu'un de mauvais.

Alors que la jeune femme semblait perdue dans ses pensées, Vincent en profita pour regarder un peu autour d'eux. C'était décidément un endroit appréciable et l'ambiance y régnait pour son plus grand bonheur. Sûrement qu'il reviendrait un autre soir. Et puis si cela lui permettait de rencontrer des personnes comme cette charmante jeune demoiselle, cela lui serait vraiment bénéfique. Il se rappela de l'ambiance de certains bars de Paris et fut heureux de constater que celui-ci était différent... Les gens ici étaient différents, plus agréables...

Enfin, au moins il sentirait moins étranger en cette ville. Il reporta son attention sur la jeune fille et son sourire lui revint. Impossible pour lui de s'en départir, même les difficultés de la vie n'y avait pas réussi alors qui ou quoi pourrait ? il se le demandait par moment. C'est à ce moment que l'image d'une personne s'imposa à lui, mais il la chassa d'une légère secousse de la tête. C'est alors que la jeune femme se présenta et Vincent fut surpris de ce qu'elle dit ensuite. Qu'on lui aboie dessus ? Il fronça légèrement les sourcils tentant de comprendre pourquoi elle disait cela.

Il pensa soudain à quelque chose, mais trouvant cela trop improbable, il baissa la tête, la secouant de droite à gauche. Décidément, il avait des pensées plus qu'étranges par moments. C'est ce moment que choisit la serveuse pour lui apporter sa boisson et Vincent, levant son regard gris vers cette dernière lui souria en guise de remerciement, cette dernière en faisant de même. Commencant à siroter ce dernier, Vincent plongea son regard dans celui de Maellis, tandis que la serveuse observait toujours le jeune homme, un grand sourire aux lèvres.

Vincent ne s'en rendit compte seulement qu'au moment où il regarda Maellis et la jeune serveuse, gênée, finit par tourner les talons et s'en aller. Vincent s'en voulut de l'avoir mise mal à l'aise, mais que pouvait-il faire après tout ? Toujours le regard plongé dans celui de la jeune femme qui lui faisait face, il se redressa légèrement, lâchant la paille qu'il tenait en bouche et lui répondit calmement et en souriant bien entendu :

"Maellis est vraiment un joli prénom je trouve ! Enchanté de faire ta connaissance ! Malheureusement je suis un piètre parieur, j'ai dix-neuf ans, et toi ?"

Vincent décida de ne pas parler du fait qu'il se demandait pourquoi elle avait dit qu'on lui aboyait son prénom de peur de sembler trop curieux. Bien entendu qu'il l'était, mais il savait aussi que cela pouvait agaçer certaines personnes. Il en avait déjà fait les frais et voulait à tout prix éviter que cela ne se reproduise. C'est pour cela qu'il avait apprit à ravaler sa curiosité. Pourtant il mourrait d'envie d'en savoir d'avantage sur Maellis, mais il s'abstint. Lorsqu'elle lui parla ensuite des différents endroits qu'il pourrait visiter, il fut étonné de voir à quel point elle connaissait la ville. C'est pourquoi il finit par lui demander, d'une voix pleine de curiosité :

"Je viens de Paris... Et, je suis là car une personne me l'a conseillé... Mais et toi ? Ca doit faire un bout de temps que tu vis ici non ?"

Sa réponse était évasive, il le savait pertinamment, mais il se voyait mal lui dire qu'il était ici parcequ'il était un mutant. Ca n'était pas une chose qu'il appréciait révéler, loin de là. D'ailleurs seules quatre personnes étaient au courant de ce qu'il était réellement, et c'était déjà beaucoup pour lui. Il souhaitait qu'on le voit comme le jeune homme qu'il a toujours été et non pas comme un être à part. Néanmoins, il fut amusé du fait qu'elle lui disait qu'il paraîssait être un enfant car il comprit à son petit sourire qu'elle le taquinait. Il lui dit, un petit sourire accompagnant ses mots :

"Un enfant ? Oui, c'est possible... D'ailleurs ne sommes-nous tous pas des enfants au fond ?"

Baissant le regard, Vincent se replongea dans ses sombres pensées qui avaient beigné son enfance. Mais quelle enfance ? En avait-il vraiment eût une ? Peu importait de toute manière, le passé était le passé et il avait appris à vivre avec. Jamais il ne l'avait confié à quiconque car pour lui-même, il était mort et enterré. Même s'il se rappelait à son souvenir quelques fois, Vincent trouvait toujours le moyen de s'en défaire. Relevant la tête, il fixa Maellis et lui confia, un petit sourire aux lèvres :

"Mais ca fait longtemps que je ne le suis plus je t'assures !"
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Maellis Savanna
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MessageSujet: Re: Après le boulot, le réconfort !   Mer 2 Aoû - 19:38

Le regard de Vincent allait et venait au gré de ses pensées et de ses souvenirs. Regardait vers le ciel signifiait que l'on inventait et regarder vers le haut signifiait que l'on essayait de se rappeler quelque chose. Oh ce n'était pas une finie psychologue, mais disons que son naturel curieux, lui avait permis d'étoffer sa bibliothèque de divers livres traitant aussi bien de la dynastie Ming ou bien encore de Freud, ou encore de la cuisine bio. Oh ce n'était qu'un livre par ci par là, elle n'arrivait pas à se décider que pour un seul style de lecture, c'était trop dur, il y avait tellement de choses à connaître ! Mais le jeune homme semblait mettre un point d'honneur à la regarder dans les yeux. Cela ne la dérangeait pas vu qu'il y avait la barrière des lunettes et qu'elle se sentait protéger ainsi de son côté charmeur. Car il fallait bien l'avouer, il en jouait. Peut être inconsciemment mais c'était pour vrai. Elle fit un petit sourire à la serveuse, car il n'avait pas vraiment compris sa demande implicite. Peut être qu'il croyait qu'elle le trouvait mignon ? Elle ria intérieurement à cette pensée et elle ramena son sac vers elle. Elle l'ouvrit dévoilant l'appareil photo de professionnel et elle sortit son portefeuille. Elle posa un billet sur la table et elle rangea le tout.

"Le premier est pour moi."

Elle posa son coude sur la table et elle mit son menton sur son poing en le regardant de biais. Il était vraiment amusant et elle se mit à rire, en se moquant ouvertement de lui et de ses manières. Du moins gentiment.

"Je suis persuadée que tu dis cela à tous les prénoms des jeunes filles que tu arrives à embobiner. Maellis c'est comme le réglis, ou le délice ou la malice. A toi de choisir ! Eh ! tu me déçois de déjà abandonner pour l'âge. Enfin, j'ai 21.Donc tu me dois le respect "Petit"."

Elle lui fit un clin d'oeil mais elle n'était pas sûr qu'il puisse le voir à travers les lunettes. Peu importait. Elle aussi, avant maintenant un sourire permanent sur son visage. A croire que la bonne humeur du jeune homme était contagieuse, tant mieux ! Puis tout d'un coup, elle se releva comme une furieuse sur son siège et elle tapa des poings sur la table, faisant sursauter les personnes à côté d'eux et elle se rapprocha dangereusement de Vincent et de sa boisson. Voulait elle lui en prendre un peu ?

"PARIS ????? Paris ! Tu viens de paris ??? Ouaouhhh mais c'est génial : Dis moi c'est comment paris ? C'est comment la France ? Béret et baguette de pain c'est ça ? Tu as vu la tour Eiffel ? Tu es français ? C'est peut être pour ça que tu essayes de draguer toutes les nanas ! Je suis sûre que tu leur fais le coup du "french kiss" ! Allez vas y raconte m'en plus ! Je veux tout savoir ! Les monuments, les coutumes, les loisirs, les passions ... Allllezzzzzz s'il te plaiteuhhhh ^^"

Elle lui attrapa ses deux mains et elle fit le signe de le supplier avec. Mais sentant comme un léger silence autour d'eux, elle regarda leur compagnon de table voisine et voyant leur regard, elle fit un petit signe de la main pour dire : excusez moi. Elle se remit lâchant les mains de Vincent et elle reprit sa place pour reboire à la paille en laissant passer un petit silence. Quand les conversations reprirent, elle reprit elle aussi la parole.

"Je suis née à Boston. C'est une ville vraiment sympa. Tu verras. Bon parfois tu tombes sur des grincheux mais en règle générale, c'est plutôt cool."

Un petit mensonge, mais c'était ce qui était écrit sur son nouveau certificat de naissance, qu'elle était né à Boston, alors elle ne faisait que suivre en partie son "personnage fictif", du moins son identité fictive. Cependant quand il lui parla du fait qu'ils étaient tous des enfants. Elle perdit un peu son sourire et elle haussa les épaules. Non tout le monde n'était pas des enfants et tout le monde n'était pas un danger pour ses proches. Elle avait handicapait sa soeur à vie. Comment pouvait être encore une enfant après cela ? Elle avait déjà vécu tant de choses, tant de mauvaises choses. Mais l'ambiance n'était pas à la morosité aussi continua t'elle de sourire en oubliant ce passage et en y répondant tout simplement pas.

Et quand il lui sortit qu'il n'était plus un enfant depuis longtemps. Une seule pensée vint à son esprit ....

*Il n'est plus puceau ...*(désolé)

O__________o

C'était à peu près le regard qu'elle fit car elle ne s'était pas du tout attendu à ce genre de révélation. Bon il faut dire aussi qu'elle avait TRES certainement l'esprit mal tourné mais tout de même ! Mais pourquoi ne pas retourner la situation à son avantage. Elle se rapprocha un peu de la table comme si elle racontait un secret et elle décida donc de pousser le vice et de continuer à le taquiner.

Ha oui ? Et qu'est ce qui te permet d'affirmer que tu n’es plus un enfant ? ... Mun ?"
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Vincent Moreira
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MessageSujet: Re: Après le boulot, le réconfort !   Mer 2 Aoû - 22:08

Vincent baissa le regard vers sa boisson, y sirotant de nouveau. La jeune femme avait choisi pour lui, mais il fallait avouer qu'elle avait fait un bon choix car il l'appréciait. Alors que Maellis avait l'air de chercher quelque chose dans son sac, il releva son regard vers elle. Il la laissa faire, et voyait de temps à autre quelques petits objets voltiger par-ci par-là. C'est en voyant le portefeuille de cette dernière qu'il prit conscience qu'il n'avait toujours pas réglé sa note. Décidément, il était distrait ! Mais elle était si agréable que cela en fin de compte, ne l'étonna pas plus que ca.

Il avait remarqué qu'elle possédait un appareil photo, mais pas n'importe lequel, celui d'un professionnel. Il commenca à se poser des questions sur le métier qu'elle pouvait bien excercer. Etait-elle photographe de mode ? Paparazzi ? Il se décida à lui demander lorsque cette dernière sortit un billet de son portefeuille, Vincent se récria. Il n'était pas question qu'elle paie pour lui alors que grâce à elle il passait un merveilleux moment. Et puis cette jeune femme méritait qu'il fasse un effort ! Vincent n'aimait pas vraiment dépenser pour les autres depuis qu'il avait goûté à la vie à la rue.

Ca n'était pas de l'égoïsme, loin de là. Seulement il savait qu'être trop gentil pouvait tout autant nuire. Mais ce soir, il avait envie de faire ce geste pour elle. C'est pourquoi il posa la main sur son billet et le lui rendit en le faisant glisser vers elle. Il espéra qu'elle ne s'en offusquerait pas et qu'elle n'insisterait pas car il se savait extrêmement têtu par moments et cela risquait de ne jamais en finir ! Il se rappela soudain de la serveuse et son visage se figea. Il finit par esquisser une grimace des plus penaudes. Ainsi c'était pour cela ! Reprenant son air enjoué de tous les instants, Vincent dit à Maellis en sortant son propre portefeuille et y piochant un billet qu'il déposa sur la table à son tour :

"Non, laisse-moi t'offrir le second s'il te plaît !"

Il avait prit soin de prendre assez pour son propre verre ainsi qu'un second pour la jeune femme. Et peût-être lui aussi si l'envie lui prenait. Mais il sentait que c'était bien partit pour ! Mais, lorsque Maellis lui dit qu'il devait dire à toutes les filles qu'il charmait qu'elles avaient toutes un joli prénom, il ne fit plus le moindre geste, un voile de tristesse assombrissant son regard. Ainsi elle pensait qu'il devait être un dragueur invétéré... Sentant le regard de la jeune femme derrière ses lunettes, il se reprit et lui dit cette fois d'une voix laconique, cachant son état intérieur. Il devait avouer qu'il se sentait blessé mais bon, elle n'y était pour rien, c'était plutôt normal qu'elle pense cela vu qu'il était venu l'accoster :

"Tu es seulement la seconde dont je complimente le prénom Maellis, et sâche que..."

Il s'interrompit, l'air devenu vaguement lointain tandis qu'il se rappelait Aurélia. Après tout, pourquoi raconter cela à la jeune femme, c'était si loin et cela ne regardait que lui. De toute manière, qu'importait ce que pensait les autres personnes de lui ? Malheureusement, pour Vincent, cela importait, peût-être par manque de confiance en lui, il n'en savait trop rien mais l'opinion des autres importait à ses yeux. Bon sang ! Il fallait qu'il se reprenne ! C'est ainsi qu'après quelques secondes, son sourire taquin refit de nouveau surface lorsqu'il enchaîna de nouveau :

"Mmm... Ca me fait plutôt penser à un délice, comme le moment que je passe en ta compagnie... Vingt et un ? Bigre ! Une petite vieille ! Et, si je te manquais de respect ? Quel châtiment me serait réservé ?"

Il lui adressa un clin d'oeil sur ces derniers mots, puis reprit de nouveau une gorgée de sa boisson. Il finit cependant par sursauter, s'étouffant presque, lorsque la jeune femme se leva soudainement, tapant des mains sur la table et s'approchant considérablement de lui. Interloqué, il se contenta simplement de la dévisager, l'air hagard. Mais quelle mouche avait bien pû la piquer ? Il le sût dès qu'elle lui parla de Paris, lui posant une foule de questions. Apparamment elle s'y intéressait vivement et Vincent, se détendant, lui souria avec douceur. Il sentit ensuite qu'elle lui avait pris les mains dans sa ferveur et son rythme cardiaque augmenta de vitesse.

Il en resta extrêmement troublé jusqu'à ce que la jeune femme se rasseye. Lorsqu'elle ôta ses mains, il en ressentit encore la chaleur, mais tenta de se reprendre pour pouvoir lui répondre sans cafouiller :

"T... Tu sais, Paris n'est pas si extraordinaire que cela Maellis. Oui, je l'ai vue, mais on s'y fait très vite crois-moi, puis on n'y prête plus attention. Je ne suis Français que de nationalité... Pour ce qui est de tout savoir, ca serait trop long à raconter, mais je pourrais te montrer tous les bouquins que je possède sur cette ville tant convoitée ! Et puis détrompes-toi, je ne suis pas aussi dragueur que tu le penses je t'assures..."

Lorsqu'elle lui confia être née à Boston, Vincent comprit mieux d'où lui venait tout son savoir au sujet de cette ville. Il remarqua de même qu'elle se perdait dans ses pensées, mais n'osa l'en sortir. Néanmoins, il lui faisait confiance quand elle disait qu'il trouverait la ville vraiment sympathique. C'était certain vu qu'elle renfermait des êtres comme Maellis pensa-t-il un petit sourire aux lèvres et la regardant attentivement. Si seulement elle n'avait pas ces fichues lunettes ! Après quelques secondes, son regard se mua en surprise tandis qu'elle lui demandait ce qui lui permettait d'affirmer qu'il n'était plus un enfant. Il ne comprenait pas vraiment pourquoi elle lui demandait cela, mais il finit quand même par répondre, sa voix trahissant sa surprise ainsi qu'un soupçon de tristesse :

"Disons que je n'ai pas eu une enfance des plus faciles, j'ai dû me débrouiller par moi-même dès mes huit ans donc je n'ai pas pû profiter de mon enfance comme la plupart des enfants..."

Pourquoi se confiait-il à elle ? Il ne le savait pas. Mais elle avait quelque chose qui faisait que cela devenait si simple de se confier ! Vincent constata aussi à quel point cela pouvait faire du bien. Il l'en remercia d'ailleurs intérieurement car cette rencontre resterait gravée pour lui. Il n'aurait jamais osé espérer trouver une telle personne, à l'exception de Malicia. Sans s'en rendre compte, Vincent arborait un visage serein et reflétant sa joie alors qu'il était plongé dans ses pensées.
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MessageSujet: Re: Après le boulot, le réconfort !   Jeu 3 Aoû - 8:17

L’attitude de Vincent quand elle sortit le billet ne l’étonna pas vraiment. Il était rare que les hommes aiment se faire inviter. Etait ce parce que cela devait être l’homme qui devait ramener l’argent du ménage à la maison ? Elle ne savait rien et elle se mit à sourire et à rire quand en plus il lui proposa de payer son second verre. Il était vrai qu’il ne lui restait plus qu’1/4 de son verre.

»Alors non seulement je ne peux pas te payer ton premier verre en cette ville, mais en plus tu me proposes de payer mon second verre ! Veux tu me voir saoul ? »

Elle se remit à rire, mais quand elle avait une idée en tête, elle décidait de ne pas en démordre. Elle prit donc cette fois ci les devant et elle appela la serveuse. Celle ci arriva quelques secondes plus tard et elle prit directement le billet de Vincent. Où elle lui rendit la monnaie sur son verre. Maellis lui donna le second billet, donc le sien en même temps.

»Gardez la monnaie de ce jeune homme et préparez nous le spécial s’il vous plait. »

Elle empocha tout l’argent et Maellis revint à la conversation. Si Vincent voulait s’en offusquer et bien ils en discuteraient. Mais elle venait de commander un dernier cocktail qui serait certainement le dernier de la soirée car c’était un furieux celui là. Elle n’aimait pas vraiment boire, mais Vincent était agréable et surtout il n »y avait aucune mauvais sous entendu. Des taquineries mais sans plus, alors elle se sentait à l’aise. Et surtout son appartement était à quelques rues, donc tout allait bien. Et enfin elle pourrait lui expliquer qu’il venait de payer la moitié de la future boisson à venir.

Cependant elle remarqua son changement d’humeur quand elle se moqua de lui pour ses techniques de drague. Avait elle très loin ? Prenait il vraiment la mouche ? Mince elle n’avait pas pensé à cela. Le ton qu’il prit pour lui répondre devint presque sérieux et elle le regarda avec graviter. Elle se maudissait intérieurement d’avoir voulu trop parlé. Elle aurait mieux fait de se taire ou de tourner sa langue 7 fois dans sa bouche. Quand il lui expliqua que ce n’était que la deuxième fois, bizarrement, elle le cru de suite. Pourtant ce n’était pas dans son tempérament, mais vu le sérieux qu’il avait …. Pourtant il ne termina pas sa phrase et cela la chagrina. Ne savait il pas que les femmes étaient des curieuses invétérées ! Enfin surtout Maellis ! Mais bon elle venait de faire une bourde alors, elle n’insisterait pas sur ce sujet et elle se contenterait de cette moitié de réponse. De toute façon il avait l’air perdu dans ses pensées et elle garda le silence. Mais a priori il reprit du poil de la bête car son sourire revint.

Elle se mit à rosir légèrement quand il prit le mot délice et elle accepta ce compliment sans sourciller ou encore insister dessus. Elle appréciait, mais elle n’en dirait pas plus. Elle se contenta juste de le regarder réellement dans les yeux. Mais que pouvait il voir à travers ses lunettes. Un simple sourire discret apparu pour dire merci. Puis elle se mit à rire et à prendre une mine renfrognée.

»Hey ! Petite vieille ! C’est déjà un manque flagrant de respect ! Mhummm Un châtiment ? Le pire qui soit forcément ! Mmmmmm Et bien être à 5 heures du matin à l’entrée du parc pour partir courir pendant 2 heures ! Ca petit jeunot, je suis sure que tu ne tiendrais pas le coup ! »

Puis elle continua de rire, amusée par la situation. Elle se remit à boire un peu. Puis il se mit à lui parler de Paris mais pas assez à son goût. Il omettait certaines réponses et puis même si elle était américaine, elle aimait les architectures des différents pays, leurs différences. C’était pour cette raison qu’elle était contre de pouvoir parler avec un Français.

»Oh oui ce serait chouette si tu pouvais me passer tes bouquins ! …. Euhhh …. Enfin …»


Elle s’arrêta en entendant ses propres paroles. Cela voulait dire se revoir. Non qu’elle ne trouvait pas Vincent à son goût ou amusant ou qu’elle n’ai pas envie de le revoir mais, mais cela la gênait. Elle décida donc de vite changer de sujet.

»Je te taquinais pour ton côté dragueur. Disons que les Français sont réputés pour être des romantiques, des beaux parleurs et qu’ils embrassent bien. Bon mais ça c’est les ragots. Alors entre ce qui est vrai ou non. Et puis je m’intéresse plus au monument qu’aux Français. Désolé Vincent ^^. »

Elle se remit à rire. Elle ne savait pas pourquoi elle se sentait obligée de lui faire comprendre que, enfin, bons amis quoi. Peut être parce que finalement elle commençait à se laisser apprivoiser par ce regard et ces paroles. Il se pourrait bien que finalement si il lui proposait de se revoir réellement, comme un « rendez vous », elle lui dise oui.

»Tu pourrais me dire quelques mots en français ? Mais alors depuis combien de temps es tu en Amérique ? Parce que sincèrement je ne me suis pas rendu d’un accent ou d’une prononciation mal faite.

Mais encore une fois Maellis avait encore gaffé en pensant à certaines choses mal placées quand il lui avait dit qu’il n’était plus un enfant. Elle le remarqua au ton de sa voix, encore un peu différente. Elle n’arrivait pas à savoir tout ce qu’il ressentait mais ce n’était plus le ton enjoué encore une fois. Il venait de lui avouer quelques choses d’assez intime, personnel et surtout pas vraiment glorieux et pourtant il ne semblait pas lui en vouloir. Bien au contraire il avait un visage calme et souriant encore une fois. Elle prit la parole d’une manière assez timide ; Elle n’était pas très sûre encore une fois que ces paroles seraient bien interprètes mais elle aussi n’avait pas vécu une enfance très facile. Peut être que finalement il avait plus 24 ans que 19 ans et elle plus de 26 ans …

»Tu sais ce que tu as vécu, je ne sais pas si tu le regrettes. Mais en un sens dis toi que c’est ce qui fait de toi ce que tu es actuellement. Enfin bon je ne suis pas une fine psychologue et je suis encore moins bien placée pour te parler de tous cela. »

Et oui, elle était triste de se dire que même les humains, les êtres normaux pouvaient souffrir comme ils l’avaient fait souffrir. Un juste retour des choses ? Elle se sentait gênée de penser une chose pareille et elle termina son verre avec la paille. Généralement l’alcool montait plus vite au cerveau de cette manière, mais surtout elle préférait cette manière de boire, un peu enfantine. Finalement la serveuse revint avec une grande coupole rouge sang qu’elle déposa au milieu de la table entre les deux personnes. Il y avait des choses qui traînaient au fond, comme des yeux ou des doigts (mais tout était factice). Elle prit son briquet et elle alluma le liquide qui prit feu, revelant un moment les yeux de Maellis braqué sur ceux de Vincent pour voir sa réaction. Puis le feu s’éteignit de lui même et la serveuse mit deux pailles en leur souhaitant une bonne soirée.

»Allez à ta première soirée à Boston ! J’espère que tu te plairas dans cette ville ! »

Elle prit sa paille et elle se pencha en attendant que Vincent face de même. Il s’agissait d’une boisson à boire à deux, donc au moins pour les premières gorgées. Elle relava ses yeux vers le jeune homme, ses lunettes glissant un peu sur le bout de son nez.
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MessageSujet: Re: Après le boulot, le réconfort !   Jeu 3 Aoû - 11:40

Comme s'il reprenait contact avec la réalité, le regard de Vincent s'anima de nouveau. Il n'aurait jamais pensé renouer avec ses souvenirs autant de fois. Mais depuis qu'il était arrivé à Boston son passé avait l'air de ne pas vouloir le laisser tranquil. Cependant, il finit par ne plus prêter attention à tout ca, focalisant toute son attention sur l'agréable jeune femme qui lui faisait face et qu'il appréciait de plus en plus au fil de leur conversation plus ou moins animée grâce à elle ainsi que son dynamisme. Elle lui plaisait, c'était sûr, mais il sentait qu'elle s'évertuait à tenter de lui faire comprendre qu'elle ne souhaitait que son amitié.

Soit, il n'y avait aucun problème pour Vincent. Il était heureux d'avoir pû la rencontrer et espérait qu'il y aurait d'autres moments en sa compagnie qu'il appréciait tant ! Et avoir une amie comme elle lui serait des plus bénéfique c'était clair ! Son sourire étira ses lèvres une nouvelle fois. (hé oui encore !) Lorsque Maellis prit la parole, Vincent la contempla en silence puis un petit rire de gorge lui vint. Il n'avait même pas pensé à cela ! D'ailleurs lui-même se demandait s'il allait tenir le rythme sans se retrouver complètement à la ramasse. Faut dire que l'alcool et lui en règle générale ca faisait plutôt deux, mais en cette soirée il voulait se détendre. Mais avec la jeune femme, ca n'était pas l'alcool qui l'y aidait !

Vincent lui répondit toujours d'une voix taquine. Décidément, la taquiner commencait à vraiment lui plaire :

"Te saouler ? Figures-toi que je n'y avait même pas pensé très chère Maellis... Mais maintenant que tu me le dis..."

Il appuya ses dernières paroles d'un regard explicite puis reprit son air enjoué de tout les jours, un grand sourire aux lèvres. Chose qu'il constata, il arrivait à jouer la provocation sans pour autant appréhender la réaction de la jeune femme. Ce qui montrait qu'il commencait à être en confiance. Etrange d'ailleurs que cela soit si rapide, mais bon, c'était ainsi et l'important était de profiter au maximum du moment présent et surtout de sa présence ! Il ne voyait même pas le temps passer, comme s'il était coupé du monde extérieur. Une pensée lui vint soudainement à l'esprit qui fit qu'il scruta Maellis un peu plus intensément derrière le barage de ses lunettes noires.

Il se demandait si elle avait un petit ami. Seulement il hésitait à le lui demander. Après tout, cela ne le regardait pas. C'est là qu'il vit qu'elle héla la serveuse pour commander "le spécial" comme elle l'avait appelé. Un peu surpris, il se demanda quel genre de boisson elle avait pû demander puis son air se fit un peu plus bouguon lorsqu'il vit que Maellis lui payait ce "spécial". Apparamment elle semblait plus entêtée que lui mais ca n'était pas pour lui déplaire, bien au contraire ! Cela aurait été moins intéressant qu'il tomba sur quelqu'un qui disait amen à tout ! Au moins, elle savait ce qu'elle voulait !

Sur ces entrefaits, Vincent termina son verre et reporta son attention sur la jeune femme tandis que cette dernière riait. Vincent aimait bien l'entendre rire car au moins cela montrait qu'elle était une bonne vivante. Il en avait tellement vu de personnes qui se plaignaient sans cesse sur leur sort et qui se confinaient dans leur malheurs en adoptant une attitude hostile et froide envers les autres. Et ce genre d'attitude, Vincent préférait l'éviter car ca le démoralisait plus qu'autre chose ! Mais il était content de voir que Maellis n'était pas ainsi.

C'est pour cela qu'il ne cessait d'arborer un doux sourire à chaque fois qu'il posait le regard sur elle. Elle avait un effet bénéfique sur lui. Il ne savait pas ce qu'elle pensait de lui, mais espéra qu'au moins elle passait aussi un agréable moment. Il s'en voudrait énormément sinon de lui faire perdre son temps. Mais elle avait l'air détendue et cela le soulagea. Une amitié qui partait sur de bonnes bases ! En tout cas il ferait son maximum pour que tout aille pour le mieux entre eux. Quand elle prit la parole, il attendit qu'elle termine, puis amusé, il répondit de vive voix :

"Tu appelles ca le pire des châtiments ? Hé bien je peux d'ores et déjà te dire que pour moi c'est plutôt de la gnognotte... Ma petite vieille..."

Il se mit à rire de bon coeur à son tour, sachant pertinamment qu'il était largement capable de supporter ce genre de choses. Les difficultés de la vie avaient leurs avantages d'un certain point de vue. Lorsqu'elle lui parla du fait qu'elle voudrait bien lui emprûnter ses bouquins, Vincent s'étonna quand elle marqua un temps d'hésitation. Ca n'était tout de même pas le fait qu'elle puisse le revoir qui la gênait ? Mais, sûr de rien, il jugea bon de la rassurer sur un point, lui murmurant de sa voix douce :

"Ne t'inquiète pas Maellis, j'ai compris que tu accèpterais seulement mon amitié. Et, je serais enchanté de t'avoir comme amie. Je te promets qu'il n'y aura jamais aucune ambiguïté si tel est ton désir. Mais si tu préférais ne pas avoir à me revoir, je comprendrais"

Toujours son doux sourire aux lèvres, il la scruta attentivement. Au moins elle saurait qu'il était quelqu'un qui respectait le choix des autres et non pas un jeune homme puéril qui tirait la tronche parcequ'il n'avait pas ce qu'il désirait. De toute manière, Vincent ne boudait jamais, ca lui arrivait de prendre certaines distances, mais sans plus, il ne se plaignait pas. Et puis, son expérience avec Aurélia lui avait servi de leçon et il tentait maintenant d'éviter de tomber dans les affres de l'amour car il n'était pas convaincu de pouvoir trouver une personne qui l'accepta tel qu'il était. Mis à part les gens de l'Institut bien sûr, mais il doutait de pouvoir trouver le véritable amour là-bas...

Vincent s'était souvent posé la question de savoir comment il se faisait qu'après ce qu'il avait vécu avec Aurélia il puisse vouloir encore trouver l'âme soeur, mais c'était ca les sentiments n'est-ce pas ? Et puis il n'était pas un robot, il avait un coeur. Toutes à ses étranges réfléxions, il entendit Maellis lui parler de nouveau et ce dernier prit un petit temps d'hésitation avant de lui répondre lentement et découvrant ses deux petites fossettes :

"Mmm, je ne sais pas si je fais partie de ceux qui embrassent bien, mais pour le reste disons que cela dépend des personnes je pense... Ne t'en fais pas, tu as tout à fait le droit d'être attirée par les monuments ma chère ! Mais je dois t'avouer que je ne pensais pas qu'un jour j'aurais à les envier !"

Il en rit légèrement, lui signifiant qu'il prenait cela à la légère. Il pensa aussi qu'il pourrait un jour lui faire visiter Paris, mais garda cela pour lui car proposer à une jeune femme que l'on venait seulement de rencontrer de l'inviter pour un voyage pouvait sembler ahurissant. Lui-même déjà trouvait cela hors de propos alors il s'imaginait déjà sa réaction ! Voulant lui faire une fleur, il répondit donc à sa question en français et d'une voix théâtrale pour appuyer l'accent :

"J'y suis depuis deux, trois heures maintenant. Ce sont mes parents qui m'ont appris les rûdiments de l'anglais car eux ne sont pas français !"

Reprenant son sérieux, il se reprit et lui répondit cette fois en anglais car il doutait qu'elle ait pû comprendre ce qu'il venait de dire. A part si la demoiselle cachait son jeu pensa-t-il. Mais bon, ne savait-on jamais :

"Je suis en ville que depuis deux ou trois heures maintenant et c'est grâce à mes parents que j'ai pû apprendre l'anglais. Ils le parlaient couramment à la maison car ils avaient du mal avec le français vu qu'ils ne l'étaient pas"

Repensant à ces derniers, Vincent se rendait compte que seuls les bons souvenirs perduraient en lui. Si seulement il ne faisait pas ces fichus cauchemars ! C'est alors qu'il entendit Maellis lui dire ces quelques mots qui le réconfortèrent malgré ce qu'elle pensait. Il constatait que la jeune femme avait la même façon de penser que lui en ce qui concernait ce qu'il avait vécu et cela lui fit plaisir. Quand elle commenca à entammer la boisson que la serveuse venait de déposer sur la table, Il lui adressa un regard empli de reconnaissance en disant :

"Détrompes-toi, tu devrais te lancer dans la psychologie car c'est exactement ce que je pense ! Et, je t'avouerais que je me plaît déjà ici..."

Venant de lui, cela voulait dire que c'était elle qui y faisait, il savait qu'elle le comprendrait et espéra qu'elle ne le prendrait pas mal. Il se pencha à son tour et, entourant sa paille de ses lèvres, il se rendit compte de la proximité que cela impliquait. Cependant, il ne voulait à aucun prix gâcher ce moment et cacha son trouble du mieux qu'il pût, rougissant un tantinet tandis que son coeur, lui, ne lui laissait pas de répit. Quand il osa un regard vers elle, il vit que ses lunettes avaient laissé découvrir légèrement ses yeux et le trouble de Vincent ne cessa d'augmenter. La couleur de ces derniers l'hypnotisait et il ne put détacher son regard du sien alors qu'il avait cessé de boire mais néanmoins gardait sa paille en bouche.
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MessageSujet: Re: Après le boulot, le réconfort !   Jeu 3 Aoû - 12:38

Le moment que passé Maellis avec Vincent était vraiment des plus agréables, un véritable délice. Pour quelle raison elle se sentait aussi bien avec lui ? Elle n’y réfléchissait pas trop mais elle savait que cela avait un rapport avec sa façon d’être, sa façon d’agir et de réagir et aussi le fait qu’il puisse se taquiner et se chercher sans pour autant alourdir l’atmosphère. Elle regardait rarement ce qu’il se passait autour de leur table. Elle préférait regarder leur boisson ou bien encore le visage du jeune homme en face d’elle. Elle était vraiment étonnée de bien s’entendre avec un garçon plus jeune elle, car il faut bien le dire, les garçons mûrissaient beaucoup moins vite que les filles. Mais Vincent lui avait plus ou moins expliqué qu’il avait été seul à l’âge de 8 ans, peut être la perte d’être cher comme ses parents. Toujours est il que cela avait fortifié son caractère et qu’il était bien plus adulte que certaines personnes. Elle avait l’impression d’être avec un garçon beaucoup plus âgé et cela lui plaisait bien. Elle mettait souvent un coude sur la table pour mettre son visage dans sa main et regardait Vincent de côté. Plus elle le détaillait et plus elle le trouvait à son goût. Vous savez les premières rencontres se font souvent au physique puis ensuite au feeling des caractères. Peut être que … Maellis se secoua la tête d’un coup sans raison pour secouer ses cheveux à la garçonne et reprendre ses esprits ! Pas de ça Maellis ! Sortir avec un humain ? Hors de question ! Sortir avec un mutant ? Aussi ! Oh et puis zut pas de prise de tête.

Puis elle se mit à rire quand Vincent la taquina de nouveau mais elle ne comptait pas être la seule perdante de ce jeu. Bien qu’elle n’avait vraiment pas l’intention de se saouler. Peut être, gai, sûr d’ailleurs, mais c’est tout.

»Humpfff N’importe quoi. Me saouler. Il faudrait que tu tiennes l’alcool petit ! Et ça c’est pas gagné. »

Elle affichait un air sur d’elle et d’ailleurs elle releva un peu le torse pour dire à ça : Moi aussi j’ai des coui**es entre les jambes. Enfin façon de parler ^^. Malheureusement Maellis est l’alcool ce n’était pas un très bon mélange, elle buvait de temps en temps , d’ailleurs elle appréciait un bon vin rouge, mais elle tenait rarement la distance. Enfin c’était juste histoire de pas perdre la face et de continuer d’embêter Vincent plutôt qu’autre chose. Nul doute qu’il ne se laisserait pas prendre à son jeu et surtout c’était un homme. Il devait donc avoir l’habitude avec ses amis de faire de folle soirée de ce style. En gros, Maellis avait déjà perdu, si il embrayait sur ce sujet.

Quand elle commanda la boisson, elle fut vraiment amusée de le voir changer tête, une tête un peu plus renfrogné, bougon, gros nounours mal léché. Assez craquant elle devait bien l’avouer, mais elle avait vite tourné la tête pour régler ses affaires avec la serveuse. Par contre ce fut elle qui prit un air bougon et renfrogné quand il lui dit que pour lui 2 heures de courses c’était de la gnognotte, en la retraitant bien sur de petite vieille ! Non mais pour qui il se prenait ! Son petit nez s’était froncé et ses lèvres se pincèrent un peu pour dire à ça : Pas contente Maellis. Mais finalement cette moue boudeuse partit bien vite. Car en fait elle était amusée de sa réaction. Elle prenait soin d’elle et de son corps et elle courait souvent. Donc elle était persuadée de gagner ce pari ci par contre. Mais en même temps si elle poussait le raisonnement plus loin, cela voulait peut être dire que non seulement Vincent était un lève tôt, un sportif en herbe et qu’il pourrait accompagner Maellis dans sa course matinale. C’était vraiment bien. Ils avaient l’air d’avoir pas mal de point commun finalement.

*Eyh ! Mais qu’est ce que tu racontes ma fille ! Enlève toi cela vite fait de la tête ! Deux fois en même pas dix minutes ! Ca suffit !*

Mais Vincent repris la parole, pratiquement comme un chuchotement, un secret que l’on dit tout bas pour ne pas être entendu et elle l’écouta avec attention. Et ce qui lui dit la scotcha un peu sur son siège. Ne plus le revoir ? Seulement son amitié ? Ha ça pour bien manœuvrer, Maellis l’avait fait à la perfection ! A tel point que … Qu’elle s’en voulait. Oh elle n’était pas entrain de tomber amoureuse, non à part un coup de foudre, cela prenait du temps. Mais disons que finalement, elle était entrain de se dire qu’elle l’aurait bien revu. Une autre sortie, et puis encore une autre et puis peut être … Mais là c’était vraiment cuit pour elle. Elle était déçue et triste. Il était évident que maintenant Vincent la verrait toujours comme une bonne copine. Bizarrement son cœur se serra et elle resta silencieuse. Puis finalement elle décida de faire comme si tout allait bien. Avoir son amitié était déjà beaucoup, même si elle n’était pas très sûre que c’était juste ce qu’elle voulait de lui. Mais bon il était rare que cela soit Maellis qui « drague » quelqu’un. Elle lui sourit et elle fit un signe de oui de la tête.

»Merci Vincent. Tu est vraiment quelqu’un de gentil et de prévenant, cela fait vraiment plaisir à entendre. Je serais ravie d’être »

Les mots s’étranglèrent un peu dans sa bouche mais elle réussit tout de même à articuler.

»D’être ton amie. Merci. »

Elle fut heureuse d’entendre Vincent reprendre la parole et plaisantait de nouveau. Elle avait enlevé ses mains de la table pour les passer en dessous sur ses genoux. Elle les triturait en se maudissant intérieurement de vouloir toujours se protéger autant. Mais cela l’amusa grandement d’entendre Vincent parler des monuments et des embrassades. Elle se détendit de nouveau et elle se mit à sourire et à rire à ses facéties.

»Les monuments ont une histoire riche et passionnante. Mais il fait faire des recherches pour comprendre ce que cela signifie. Imagine par exemple une longue d’Amérique dans 500 ans avec plus aucun immeuble autour mais juste des taxis garer les uns derrières les autres. Il se peut que nos descendants pensent qu’il s’agissait d’un culte, d’une vénération d’un dieu, alors qu’en fait c’était juste des moyens de locomotion qu’il fallait siffler ! »

Elle se pencha un peu quand il lui répondit en français et elle ne comprit pas un traître mot de ce qu’il venait de lui dire. Tout ce qu’elle savait c’était que l’intonation était agréable, elle avait l’impression de l’entendre chantait parfois.

»Tes parents étaient américains ? Pourquoi sont ils partit en France ? Il préférait t’éduquer là bas ? Et puis pourquoi tu es finalement revenu en Amérique ? Car les Américaines sont plus jolies que les Françaises ou juste pour tes études ou le travail ? »

L’intimité, la discrétion … Maellis connaît pas trop ces termes. Elle était curieuse et elle posait les questions. Mais bon pas sûr qu’elle n’allait pas encore gaffer ! Et bien sûr elle n’y pensa pas un seul instant ! Maellis commença à boire le doux nectar quand Vincent reprit la parole et la complimenta indirectement. Elle sourit et rougit un peu en même temps, sentant son cœur se mettre à battre à un rythme qui ne lui était pas propre. IL vaudrait peut être mieux que finalement elle écourte ce moment .. Oui peut être mieux. Elle décida de se concentrer sur la boisson pour éviter de montrer à Vincent son trouble. Puis elle releva les yeux pour remarquer ses lunettes baissées et Vincent qui la regardait droit dans les yeux. Elle lui rendit son regard, commençant à ne plus vraiment boire sa boisson. Elle n’avait pas vraiment envie que ce moment s’arrête mais elle sentait son visage commençait à s’empourprer. Alors elle reprit une gorgée et elle se releva en remontant ses lunettes comme si de rien n’était. Elle attrapa son sac et elle en sortit cette fois ci un plan de la ville. Et oui même quand on habite une ville, acheter un plan sert toujours. Elle déplia une partie du plan, concentré sur son ouvrage. Puis elle attendit que Vincent se redresse un peu pour pousser la grande coupole et mettre à plan son plan.

»Regarde nous sommes ici. »

Elle lui montra un point avec son doit.

»Le parc dont je te parle est ici. »

Elle fit le trajet avec son doigt pour montrer qu’il n’était pas si loin que cela, et qu’il pouvait y aller à pied si il habitait pas très loin.

»Tu m’as manqué de respect plus de deux fois en me traitant de petite vieille ! Alors tu vas prendre ce plan et pas demain car je suppose que tu t’installes, mais disons après demain, rendez vous à l’entrée du parc à 5h du matin. Et pile ! Pas une minute de plus pas une minute de moins ! Relèveras tu le défi ? »
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MessageSujet: Re: Après le boulot, le réconfort !   Jeu 3 Aoû - 15:11

Ses yeux ! Vincent ne put s'empêcher d'y plonger comme pour s'y perdre. Il n'avait jamais vu des yeux de cette couleur si vive mais si belle ! C'est bien simple, il était comme foudroyé sur place et n'osait même pas s'exprimer ne serait-ce que pour se sortir de son état de paralysie totale. Mais pourquoi cachait-elle ses yeux derrière ces lunettes noires ? Elle devrait être fière de les montrer au contraire, un point que Vincent ne comprenait pas sur le moment il fallait l'avouer. Seulement il savait que chacun avait sa propre opinion de lui-même et il pouvait la comprendre sur ce point.

Il sentit à un moment donné que la jeune femme semblait elle aussi dans le même état que lui, mais elle finit par le sortir de sa rêverie lorsqu'elle remonta ses lunettes sur son nez. Instant magique brisé, mais au combien agréable ! Il serait difficile de se contenter simplement de son amitié si rien que par le regard elle réussissait à le mettre dans tous ses états ! Enfin, c'était ce qu'elle désirait et il ferait en sorte de se contenir, tout simplement. Hé bien ! Il ne savait même plus quel goût avait le peu de boisson qu'il venait d'ingurgiter ! Il finit néanmoins par se ressaisir et se détendit de nouveau, retrouvant son sourire.

Lorsque Maellis le taquina de nouveau, Vincent baissa légèrement la tête quelques secondes, comme s'il repensait à quelque chose, puis la releva, un air de défi au fond des yeux ! Même s'il n'était pas vraiment porté sur la boisson et qu'il supportait moyennement l'alcool, voir pas du tout, il se laissa emporter par sa fierté et finit par dire, d'une voix emprûnte de défi :

"Soit, alors je te mets au défi ma chère ! On verra qui de nous deux pourra tenir le plus longtemps possible !"

Il avait balançé ca comme une évidence mais n'était pas très sûr de lui en fait car il savait que ses limites étaient plus que minimes, mais qu'en était-il pour Maellis ? Elle pouvait tenir parfaitement l'alcool si ca se trouvait ! En tout cas, il espéra que non sinon bonjour l'humiliation ! Mais il ne pouvait passer à côté d'une telle provocation. Alors les dés étaient jetés et il ne restait plus qu'à prier pour qu'elle ne tombe avant lui. La seule chose qui l'inquiétait était de perdre le contrôle et que sa transformation n'agisse à son insu comme il y a quelques mois, mais c'était peu probable que cela se reproduise une seconde fois quand même.

Tandis qu'il pensait aux conséquences que cela pourrait peût-être représenter, Vincent finit par remarquer le silence qui venait de s'installer. Curieusement, il n'avait rien d'oppressant comme l'étaient généralement les blancs, avec Maellis, il semblait que rien ne pouvait interrompre le doux moment qu'ils partageaient. Cependant, il voyait bien que la jeune femme était perdue dans ses pensées. Il aurait d'ailleurs payé cher pour savoir ce qui pouvait trotter dans sa si jolie petite tête. Si seulement il avait pû avoir le pouvoir de lire dans les pensées ! Mais il se contenta simplement de la regarder intensément de ses yeux gris, attendant patiamment qu'elle revienne à ses côtés.

Quand cette dernière finit par le remercier, il fut tout d'abord surpris, pris de court par cette brusque attitude. Il était vrai que pour Vincent cela était plutôt naturel de réagir ainsi donc il ne s'était jamais attendu à des remerciements pour cela. Mais ca lui fit chaud au coeur et sa surprise se mua en un visage qui reflétait chaleur et tendresse. Elle était si adorable ainsi ! Toutefois, il finit par fronçer les sourcils. Elle semblait avoir du mal à s'exprimer, sa voix s'étranglant, et Vincent se sentit un peu perdu sur le moment, ne comprenant pas ce qui pouvait bien la mettre dans cet état. Il pria de tout son coeur que ce ne fut pas à cause de lui car il en aurait été considérablement malheureux sinon.

Après quelques secondes, Vincent prit la parole à son tour, d'une voix qui se voulait réconfortante et le visage doux, même s'il ne savait pourquoi elle réagissait ainsi :

"Tu n'as pas à me remercier, je respecte tes choix tout simplement Maellis. Et sâche que je suis moi aussi très heureux d'avoir une personne telle que toi comme amie. C'est d'ailleurs moi qui te remercie de m'avoir laissé une chance de te connaître..."

Et quelle chance ! Il n'aurait pû espérer mieux ! Tout sourire, Vincent se pencha de nouveau légèrement et ingurgita une nouvelle gorgée de boisson. Là il pût juger qu'elle n'était pas mauvaise du tout, même excellente. A croire que la jeune femme connaissait ses goûts ! Tout en sirotant la boisson, Vincent leva son regard gris vers Maellis et ne s'en détacha plus. Tandis qu'elle lui parlait de monuments, il ne la perdait pas de vue, enregistrant chacun de ses gestes. A défaut de pouvoir la toucher, il pouvait quand même la regarder !

Lorsqu'elle eût terminé, Vincent releva la tête, le regard admiratif. C'est fou ce qu'elle semblait extrêmement cultivée ! Cette jeune femme c'était vraiment quelque chose ! Vincent l'en appréciait d'autant plus. Il nota aussi que la curiosité était latente chez Maellis, mais cela ne le dérangeait pas, bien au contraire, il était ravi de voir que sa vie pouvait intéresser la jeune demoiselle. C'est pourquoi il lui répondit avec son plus grand sourire malgré le fait qu'elle lui parla de ses défunts parents. Mais Vincent avait appris à relativiser :

"Je suis bluffé de constater l'étendue de ta culture générale chère Maellis. Mes parents sont hongrois et n'ont jamais mis les pieds en Amérique, seulement en angleterre pendant quelques années. Par contre, je n'ai jamais su pourquoi ils étaient venus en France malheureusement... C'est la première fois que je foule le sol américain et cela n'a rien à voir avec les demoiselles, si charmantes soient-elles je t'assures !"

Vincent ponctua sa fin de phrase par un sourire, fixant en même temps Maellis d'un doux regard. Il était content d'être venu jusqu'ici en tout cas et pour la première fois, il remercia intérieurement Charles de l'avoir conseillé dans cette voie. Au moins il avait la satisfaction de connaître une charmante demoiselle qui lui offrait son amitié. C'était déjà énorme pour lui. Vincent, un peu étonné alors, vit que Maellis sortait un plan de son sac et se demanda ce qu'elle comptait en faire. Il scrutait le moindre de ses gestes tandis qu'elle le dépliait sur la table, et couvrant cette dernière. C'est quand elle pointa son doigt sur une des parties du plan, le parc plus précisément, que Vincent comprit ce qu'elle était en train de faire. Ce qu'elle dit conforta ce qu'il pensait.

Il fut partagé entre l'envie de rire et la surprise. Jamais il n'aurait pensé qu'elle le prendrait au mot ! Décidément elle ne cessait de l'étonner. Mais, ne montrant rien de sa surprise, Vincent suivait ses paroles avec attention et un sourire presque démoniaque vint étirer ses lèvres. Elle voulait le tester ! Soit ! Un autre défi à relever ! Il lui montrerait qu'il ne disait jamais rien au hasard ! Il pensa aussi que cela pourrait être une occasion de pouvoir la revoir et cela le motiva encore d'avantage. C'est pourquoi il lui répondit, l'air assez sûr de lui pour une fois :

"Va pour après-demain ! Défi relevé ! Je te montrerai que je fais bien de t'appeler "petite vieille" !"

Disant cela, il ria franchement tout en lui adressant de nouveau un clin d'oeil complice. Au moins il pourrait voir de quoi la jeune femme était capable de son côté. Mais, étrangement, il sentait qu'elle renfermait une grande force. Très bien ! En tout cas, il était sûr de la revoir et pour tout avouer, il en était plus qu'heureux !
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Maellis Savanna
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MessageSujet: Re: Après le boulot, le réconfort !   Jeu 3 Aoû - 16:48

O_____o


Hein ? Euh … Elle n’aurait jamais pensé que Vincent relève réellement son défi ! Mais qu’est ce qu’elle pouvait bien faire maintenant ? Elle était sûre de perdre mais en même temps, elle ne pouvait plus refuser, après tout c’était elle qui avait joué la fière à bras. Alors maintenant ? Elle part en courant ? Elle prétexte d’aller au petit coin et elle se sauve en courant ? Nonnnn Il fallait qu’elle trouve un echapatoire. Mais en même temps, elle avait une certaine fierté mal placé certainement, et puis un gars contre une fille ! Il fallait que la fille gagne ! Bon ce serait pas facile et elle tomberait certainement de la table mais elle comptait que l’épaule de Vincent pour la ramener chez elle, enfin au pied de sa porte, hein ! Elle lui répondit donc, d’un ton toujours sur elle.

»Et bien soit le défi est lancé et relevé ! »

Elle fit un petit geste de la main avec un chapeau imaginaire qu’elle déroulait devant lui, comme les chevaliers de l’ancien temps. Elle n’allait pas avoir peur face à un petit minet et surtout elle ne baisserait pas les bras. Advienne que pourras.

Le temps continua de s’éculer inlassablement et Maellis regardait de plus en plus son interlocuteur, le détaillant toujours un peu plus. Elle avait vu les traits de son visage, puis ensuite son cou et son port de tête. Elle remarquait sous son blouson qu’il devait avoir un torse assez imposant mais pas trop non plus. Ses mains semblaient fines mais en même temps un peu bourru. Elle le regarda et il avait un visage qui exprimait chaleur, tendresse et réconfort, un peu comme un frère vers une sœur. Elle se sentit fondre et en même temps elle n’aima pas ce regard. Pour la simple et bonne raison que ce n’était pas de cette manière qu’elle voulait qu’il la regarde. Mais elle l’avait dit elle même juste avant.

Elle remit ses mains sous la table quand il reparla encore une fois de ce sujet. Elle se mordit la lèvre inférieur avec ses dents. Elle n’aimait pas ce qu’il lui disait. Vraiment pas ! Mais quel idiot ! Il enfonçait le clou en plus ! Elle était entrain de rager. Bon ok d’accord, il ne serait qu’ami ! TRES BIEN MONSIEUR VINCENT !!! Inutile d’insister ! Elle pestait contre cet homme. Il était vraiment abruti ! Bah oui dans cette histoire, c’était lui le nigaud pas elle. Et puis de toute façon demain elle se réveillerait et elle l’aurait complètement oublié ! Parfait ! Bougre d’imbécile ! Bougre de Français tiens ! Suprême insulte … Enfin …. Bref elle était surtout énervée contre elle même. Mais cela ne faisait qu’accentué le fait qu’elle était persuadée que c’était vraiment quelqu’un de bien et de bon. Un garçon assez rare en somme. Elle espérait juste qu’il ne reste pas assez longtemps ami pour qu’il lui présente sa future copine parce que là ce serait encore pire. Elle passerait certainement de statut d’amie à meilleure copine et il lui raconterait tout … Comment on fait dans ces cas là ? Profil bas ? ON ronge son frein ? On avoue ses quelques sentiments naissants ? Mouais …. Maellis finit par se dire qu’il valait mieux revenir à cette soirée plutôt qu’à ses états d’âmes ridicules. Un ami c’était bien aussi. Elle finit par lui sourire et elle hocha la tête pour opiner.

»Je suis contente d’apprendre aussi à te connaître Vincent. Nous sommes donc deux à être heureux ! »

Merveilleux n’est ce pas ?

*Je veux mon doudou et un gros câlin !!!! Ouinnnn !!! Bon allez ma fille reprends toi, il arrête pas de traiter de vieille et il t’a lancé un défi sur l’alcool, alors tu vas rabattre le caquet de ce jeune coq ! Parfait !*

Reprendre du poil de la bête était la meilleure chose à faire et vu son petit sourire en coin, elle voulait vraiment s’amuser et le mettre à mal ! Elle fut cependant surprise quand il lui parla de sa culture générale. Elle se mit à pouffer, n’y croyant pas vraiment. Elle appris donc que Vincent était Hongrois si on prenait en compte son patrimoine génétique. Il pouvait donc faire un sacré tour du monde si il le voulait.

»Ma culture générale ? Laisse moi rire. Je n’en sais pas plus que les quelques livres que je lis. On fera l’échange entre nos bouquins si tu veux. Sinon tu es Hongrois alors ? Mais tu as beaucoup de casquettes ! Hongrois – Français – Américain pour un temps. Tu vas rester longtemps ici ? »

Il ne lui avait pas répondu pour tout mais bon, les réponses qu’il omettait de lui donner, c’était très certainement car il ne voulait pas en dire plus. Donc elle ne serait pas lourde et ne reviendrait pas à la charge. Elle reprit un peu de la boisson et elle attendit ses réponses. Elle fut satisfaite de voir qu’il était aussi d’accord pour leur excursion dans le parc. C’était un moyen détourné pour elle de le revoir et surtout elle voulait vraiment voir si c’était un couche tôt et si vraiment il était capable de courir pendant deux heures ! Parce que bon c’était facile de fanfaronner mais une fois devant le parc ce serait une autre affaire. Et il continua de la rabrouer et de lui dire qu’il serait devant.

Elle rangea son plan en prenant un air offusqué tout en l’écoutant rire. Elle, elle ne riait pas ! Elle continua de jeter un froid sur leur table puis au dernier moment une fois sa carte prête à être ranger et plier en 4, elle le tapa avec sur sa tête.

»As tu donc bientôt finit de te moquer de moi ! Je vais être obligé d’en venir au main si cela continue et je suis ceinture de noire de Kung fu alors attention ! …. »

Elle avait un air très sérieux puis finalement elle se mit à s’esclaffer elle aussi et elle posa la carte sur son sac.

»laisses tomber je suis plutôt poussin jaune mais bon, je me sens vexé par tous ces sous entendus ! Donc je vais être obligé de rajouter une heure au planning de course ! Et redis encore une fois Vieille ou petite vieille et je rajoute encore et encore une heure ! »

Et elle ne plaisantait pas ! Elle reprit sa carte en main, la montrant d’un geste menaçant puis elle la rangea finalement dans son sac en sortant son appareil photo. Elle leva ses lunettes sur sa tête, baissant son regard sur son appareil pour pas trop qu’il la regarde, puis dans le mouvement elle leva son appareil et elle mit l’objectif sur un de ses yeux, l’autre étant fermant. C’était un vieil appareil, une vieille relique, mais elle aimait bien ses engins d’antan. Elle régla l’objectif et elle attendit que Vincent prenne bien la pause.

»Allez arrête de bouger ! C’est pour voir ton état avant l’alcool. Et comme je suis sûre de gagner, j’en ferais une après ! Et je te les montrerais. Attention le petit zozyo va sortir ne bouge plus ! »

Et un clic retentit sans flash malgré la luminosité du lieur. Elle rangea son appareil en remettant ses lunettes et elle croise ses doigts, les monta en l’air, ce qui fit que son haut se leva un peu pour montrer son tatouage, elle se les fit craquer puis elle prit une attitude de boxeuse.

»Bien les hostilités vont maintenant commencer ! Alors Monsieur Vincent, prenez donc votre paille en main. Voilà. Mademoiselle Maellis, oui c’est moi, prenez donc votre paille en main, parfait et à trois nous faisons tous les deux glouglou ! Le premier qui s’arrête à perdu ! Tu veux lancer un pari ? Ou juste le défi suffit ? Allez 1 … 2 …3 … »

(Pour le pari, si tu dis oui, on se répondra sur la suite pour ne pas se bloquer là ^^).

Maellis attrapa sa paille entre deux doigts, puis au 3, elle glissa sa paille dans le liquide et elle releva les yeux pour voir le débit de Vincent. Il s’agissait d’aller à la même vitesse pour ne pas boire plus que l’autre mais aussi d’aller lentement pour ne pas que cela monte trop vite au cerveau. Quoi que c’était inévitable, cela se ferait. Elle pria intérieurement pour que Vincent abandonne en premier, mais dès le premier quart, elle commençait déjà à avoir plus très soif. Elle continua néanmoins car elle ne voulait pas perdre. De jolies petites couleurs apparurent sur ses joues. Elles étaient dues en partie à la chaleur qui montait en elle dû à l’alcool mais aussi car elle se retrouvait de nouveau assez près de Vincent, elle batailla d’ailleurs un moment donné avec la paille de Vincent pour le faire rire un peu et essayer de détendre l’atmosphère lourde en testostérone dû au fait que ni l’un, ni l’autre ne voulait abandonner la partie !

»Abandonne … Je vais gagner … »

Elle continua de boire et elle sentait une légère nausée pointer le bout de son nez. Ils en étaient à la moitié du récipient.
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MessageSujet: Re: Après le boulot, le réconfort !   Jeu 3 Aoû - 22:43

Apparamment elle devait être étonnée de voir qu'il relevait le défi. C'est ce que se dit Vincent lorsqu'il vit que Maellis marqua un temps d'arrêt lorsqu'il lui confia relever le défi. Ainsi elle n'avait pas pris cela au sérieux ? Hé bien il montrerait lui, à quel point il était sérieux ! Quand la jeune femme accepta à son tour, faisant mine de tirer un chapeau imaginaire, de jouer le jeu, il souria à demi. Cependant, au fond de lui, il aurait plutôt espéré qu'elle ne cherche pas à le défier. Hé oui, pas si sûr de lui le Vincent ! Mais bon tant qu'elle ne se doutait de rien ca pouvait aller et il devait seulement prendre son courage à deux mains.

Vincent tourna légèrement la tête pour examiner les alentours et voir s'il n'y avait pas trop de monde au cas où la situation tournerait au désastre pour lui. Ben oui, il ne fallait tout de même qu'il soit vu de tout le monde si ses cheveux et ses yeux décidaient de changer de couleur ! Ils allaient le virer sinon et surtout le fuir, le considérant comme un monstre ! Il pensa aussi à Maellis, à ce qu'elle pourrait penser de lui si elle découvrait ce qu'il était et il faut avouer que cela lui faisait extrêmement peur. Il la connaissait à peine mais ne voulait pas la perdre. Il commencait déjà à regretter ce défi stupide.

C'est là qu'il entendit la douce voix de Maellis, et ce dernier reporta son attention sur elle. Plus il la regardait, plus il s'attachait sentait-il. Non ! Il n'était pas question qu'elle le voit comme un monstre, il ne laisserait jamais cela arriver ! Tout à ses réfléxions, il vit tout à coup que la jeune femme sortait un appareil photo, prête à le photographier. Vincent n'avait jamais vraiment aimé être pris en photo, mais comme c'était elle, il se laissa volontiers prendre. Il pensa aussi à lui demander par la suite son appareil car lui aussi aimerait pouvoir posséder une photo d'elle au cas où le sort déciderait de les séparer. Il ne voulait pas penser comme cela, mais il savait très bien hélas que dans la vie on était jamais sûr de rien. Il lui répondit, mais son sourire s'était un peu effrité :

"D'accord ! Mais franchement je ne pense pas qu'il y ait grande différence même complètement à la ramasse. Ca ne se voit pas en général lorsque je suis saoule ! Par contre, je serais curieux de voir pour toi ! Et... Pourras-tu me prêter ton appareil après ?"

Enfin en partie quoi ! Lorsque Maellis lui posa de nouvelles questions sur lui, Vincent ne put s'empêcher de sourire. C'était tellement rare pour lui de voir quelqu'un vouloir en savoir plus sa vie. Mais il appréciait que Maellis le fit, au moins il pouvait se sentir important pour elle. En tout cas elle l'était pour lui c'était indéniable. D'ailleurs il sentait qu'il aurait beaucoup de mal à se séparer d'elle. Hé bien ! Leur amitié démarrait sur les chapeaux de roue s'il ressentait de telles choses ! Cependant, il décida de ne pas trop s'épancher dessus, arrivera ce qui arrivera, il fallait simplement vivre le moment présent.

La fixant toujours de son regard, Vincent ne sut que dire tandis que Maellis disait être heureuse elle aussi. Ce qui l'interpella fut le ton qu'elle adopta. Il sentit un soupçon de dérision et franchement, il ne sut comment interpréter cela. Il fallait qu'il lui demande ce qu'il passait car il sentait que quelque chose clochait depuis quelque minutes. Seulement, il n'en eût pas vraiment le temps, Maellis continuait à le bombarder de questions. Il y répondit, non sans tenter de glisser sa petite question qui lui taraudait l'esprit :

"Justement, c'est par le biais de bouquins que tu en apprends toujours plus, tu m'as l'être d'être une grande papivore d'ailleurs. Ca sera avec plaisir ! Je suis hongrois d'origine seulement... Je ne sais pas encore combien de temps je resterai ici... Mais Maellis..."

Là, ce qui l'interrompit, ce fut la manière dont la jeune femme rangeait son plan et lui disait être ceinture noire de Kung Fu. Elle avait l'air plutôt d'humeur bouguonne et sérieuse. Mais bizarrement, Vincent cette fois-ci, ne sut comment l'interpréter. Il y a peu, il aurait tout de suite pensé que c'était feint, mais là... Il commenca à être légèrement tendu et nerveux. Avait-il été trop loin en la taquinant ainsi ? Néanmoins, il ne fit rien paraître de son état et se contenta de la regarder, son regard ayant perdu d'un peu de sa luminosité.

C'est alors qu'il l'entendit dire qu'elle se sentait vexée par tous les sous-entendus qu'il avait laissé filer, et cela le fit s'en vouloir énormément. D'un côté, c'était vrai qu'il n'y était pas allé de main morte, mais il avait pensé qu'avec elle ca passerait car elle savait qu'il n'était point sérieux. Il était même sur le point de s'excuser quand la jeune femme, sans crier gare, lui frappa légèrement la tête de son plan. Vincent ne réagit pas sur le coup, mais, la voyant rire, finit par s'esclaffer à son tour et se contenta de lui dire, d'une voix amusée :

"Je ne me risquerai pas à me frotter à toi alors ! Je ne te taquinerai plus avec ca, je te le promets ! Trois heures suffisent amplement !"

Il se mit à rire légèrement puis, finissant par reprendre son sérieux, il se décida à lui demander ce qu'il tentait de lui demander depuis quelques minutes déjà. Mais non ! Il voyait déjà Maellis prête à se plonger dans le défi ! Lorsqu'elle leva les bras au ciel pour s'étirer, l'échauffement sans doute, le regard de Vincent se posa par inadvertance sur son tatouage. Il était plutôt beau, mais ce qui troubla le jeune homme fut de voir sa peau nue. Détournant le regard comme brûlé par cette vision, il fit mine de porter son attention sur la boisson pour cacher son trouble. Lorsqu'elle le lui demanda, il prit sa paille.

Mais, quand Maellis lui parla d'un quelconque pari, Vincent répondit par la négative, d'un simple signe de tête. Il n'avait déjà pas beaucoup d'argent alors si en plus il commencait à se lancer dans des paris qu'il n'était même pas sûr de remporter, où cela le mènerait-il ? En tout cas, lui le savait pertinamment. Lorsque Maellis annonça le départ, Vincent, contrairement à ce que l'on aurait pû penser, commenca à boire, mais d'une lenteur accablante. En effet, il avait déjà abandonné. Il préférait l'humiliation au rejet. Il avait le pressentiment que ce qu'il s'était produit à Paris il y a quelques mois se reproduirait s'il se laissait trop aller.

Il finit par se redresser et vit que Maellis, elle, était déjà toute prête de vider le récipient. La regardant intensément, il souria lentement et d'une voix douce lui confia, se rappelant par la même occasion qu'il avait quelque chose à lui demander :

"Il semblerait que vous ayez gagné mademoiselle... Maellis, écoutes... Je voudrais savoir ce qu'il se passe... Tu m'as l'air moins enjouée depuis quelques minutes. Aurais-je dis quelque chose qui ait pû t'offenser ? Parles-moi franchement s'il te plaît..."
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MessageSujet: Re: Après le boulot, le réconfort !   Ven 4 Aoû - 11:05

Vincent se laissa prendre en photo au grand plaisir de Maellis. Elle aurait bien aimé en prendre plus qu’une seule, malgré qu’elle n’était pas très spécialisée dans les portraits, mais elle préféra n’en faire qu’une pour ne pas le gêner plus. Elle pourrait le sortir en couleur et aussi en noir et blanc. Elle préférait les portraits de cette couleur là. Mais bon quitte à choisir elle aurait aimé l’avoir de plein pied. Elle s’amusa de sa réaction de macho. Elle se doutait qu’il ne l’était pas vraiment, qu’il continuait dans leur jeu de se taquiner et de se chercher. Mais en même temps cela ne la dérangeait pas qu’il joue au fier et bras.

»Ne sois donc pas si sur de toi, gros malin ! Tu pourrais être surpris … »

Oui être surpris de la voir ronde comme un tonneau ! Par contre quand il lui demanda de lui prêter son appareil, il y eut un moment de flottement où elle le garda en main, mais elle continua tout de même le ranger.

»Je suis désolé Vincent mais … Mais c’est un peu comme mon bébé. Non seulement c’est mon outil de travail mais c’est aussi ma passion. Je ne le prête jamais, c’est un objet qui m’est très personnel. Si tu veux j’en ai d’autres chez moi. Si cela te tente je pourrais t’en prêter mais pas celui là. J’espère que tu peux me comprendre. C’est pas pour te blesser ou te dire que tu vas me le casser ou je ne sais quoi, mais … Pas mon appareil. »

Elle était gênée et déçue de lui répondre de la sorte mais elle n’avait jamais fait d’exception et son appareil lui avait coûté très cher. Elle y tenait beaucoup car c’était ce qui l’avait remis sur les rails d’une vie normale. Et puis faire un travail que l’on aimait c’était rare de nos jours. Elle le regarde un peu penaude. Il pouvait se braquer ou non, et à dire vrai d’habitude elle s’en serait moqué mais là, c’était pour elle qu’il comprenne. Pourquoi cela la préoccupait elle autant venant d’un simple humain ! Mouais autant ne pas se poser la question.

Elle n’aurait jamais pensé mettre ses lectures en avant lors d’une première rencontre, mais il faut dire que Vincent n’était pas originaire d’Amérique et c’était un vaste juste à explorer. Peut être pourrait il lui dire les habitudes de ses parents, leurs religions ou pleins d’autres choses et il en était de même pour le fait qu’il soit Français. D’ailleurs quand il lui expliqua qu’il était originaire de Hongrie, elle cru comprendre qu’il se sentait plus Français. Mais elle fut peu déçue qu’il ne sache pas si il allait rester en Amérique ou non. Les histoires d’un soir ne l’intéressaient depuis longtemps, bien qu’il fallait bien commencer par là. Mais disons qu’elle aimerait bien un peu de stabilité dans sa vie. Il faut dire qu’elle était venue ici ce soir, car demain elle se rendrait à la confrérie comme lui avait demandé son contact, l’homme qui l’avait sauvé de son ancienne vie. Elle savait que ce serait un nouveau tournant pour elle dans sa vie et elle avait besoin de se raccrocher à d’autres choses qu’elle connaissait bien, comme son travail, sa course à pied le matin, son rat ou bien encore pourquoi pas à un fiancé. Il faut dire qu’elle était très tendue et nerveuse par rapport à demain mais Vincent avait totalement réussi à lui faire oublier ce passage. Elle revint donc à la conversation.

»Donc si je comprends bien tu te sens plus Français ? Tu ne me racontes pas grand chose sur la France. Je ne sais pas moi tu as suivi quels cours ? Tu fais quoi de ta vie ? As tu des passions ? Es tu croyant ? Athé ? Les Français ont ils des mœurs bizarres ? Des confréries pour les facs ? Vous vous amusez comment ? Vous mangez réellement tout le temps du camembert ? »

Bon en fait il valait mieux ne jamais laissé à Maellis la parole car c’était une vraie bomme à retardement parfois. Et si sa curiosité n’était pas un minimum rassasié, et bien elle n’était pas satisfaite et elle continuait les questions inlassablement ! Puis elle lui fit sa « peur de sa vie » mais Maellis ne s’en était pas rendu compte. Si elle l’avait compris plutôt, elle aurait arrêté son manège et elle aurait de suite rassurer en lui disant qu’elle plaisantait. Mais Vincent était un garçon prévenant et il lui expliqua de suite qu’il allait arrêter. Cela ne la dérangeait pas vraiment, à vrai dire elle s’en moquait, mais elle appréciait le geste et l’attention.

Mais l’heure n’était plus au règlement de compte mais au défi et à la boisson. Elle fut satisfaite qu’il n’accepte pas un quelconque pari en plus. Généralement les gars se ruaient dessus pour dire : un bisou, un rendez vous, une nuit ou que sais je encore comme idiotie ! Elle buvait donc avidement ayant du fermer les yeux car elle ne remarqua pas de suite que Vincent s’était déjà relevé. Elle avait beaucoup bu et elle s’arrêta de suite quand il lui dit qu’elle avait gagné. Mais il avait rien bu ? Il se moquait ou quoi ? Elle sentait ses joues roses dû à la chaleur de l’alcool et elle se releva lentement pour s’apercevoir qu’elle n’était pas dans un état très folichon mais comme pour le moment, elle pourrait tenir. Enfin il ne faudrait pas qu’elle s’éternise ici, sinon elle ne retrouverait pas son chez elle.

»Eyh ! Mais tu as triché ! Tu n’as rien bu ! Je sais très bien que je n’ai pas gagné ! Tu te moques de moi ! C’est pas gentil de me laisser gagner juste parce que je suis une mauvaise perdante ! »

Elle était fâchée, enfin un petit peu et elle se mit à avoir le hoquet. Elle mit une main devant sa bouche et d’autre elle attrapa la paille et elle la jeta à la figue de Vincent.

»Tu te débrouilles … Hips … Pour boire le reste … Hips »

Mais vu le ton un peu plus grave de Vincent elle se demanda qu’est ce qu’il allait encore lui annoncer. Elle perdit cette fois ci des couleurs et elle essaya de garder ses idées intactes mais l’alcool aidant, c’était pas très évident. Elle arriva à arrêter son hoquet et elle le regarda sans vraiment savoir quoi dire. Mais surtout ne pas dire de connerie !

»Ce que tu as fait qui m’offenses c’est que tu ne joues pas le jeu ! Tu ne bois pas du coup c’est moi qui vais être bourré ! Tu crois sincèrement que je tiens l’alcool ! 2 Verres c’est mon maximum pratiquement, surtout avec des cocktails aussi corsé ! Et ne vas pas croire parce que je suis pompette que tu vas te retrouver dans mon lit beau parleur ! Comme tu LA dis si bien nous sommes amis ! Juste amis ! De simples amis ! «

En fait Maellis balançait n’importe quoi, elle ne savait en fait même plus qu’est ce qu’elle racontait. Et elle se mit à parler dans sa barbe s’en même se rendre compte qu’elle parlait tout haut. Elle regardait juste la coupole d’alcool.

»Quelle idée de juste vouloir être ami ! Il est mignon, il a de l’humour, un caractère qui a l’air sympas, en plus c’est un Français et puis il est mignon, le feeling passe bien … T’es vraiment conne ma fille ! »

Elle finit par relever ses yeux et avec ses lunettes, elle avait vraiment du mal de voir quelque chose. Elle finit par les enlever et les mettre sur la table lentement. Puis elle reprit sa paille et elle la replongea dans le cocktail. Boire, ça donner toujours soif ! C’est bien connu !

»Qu’est ce t’as à ma demander ce qui va pas ? Tu sais j’ai pas changé. Tu me parais bizarre d’un coup. Je croyais que tu passais un bon moment. … J’ai du me tromper … »

Elle ne s’était pas aperçu de son monologue et elle avait perdu son sourire car elle ne comprenait pas pourquoi tout d’un coup Vincent avait arrêté de s’amuser et était devenu si sérieux. Bof de toute façon, elle n’avait plus les idées très claires. Allez encore une petite gorgée.
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