Toutes les expérience que nous avions vécus ensemble nous avaient rapproché et nous étions aussi soudés qu’il est humainement possible, mais toutes les souffrances que nous avions subies nous avaient aussi tellement révolté que nous décidâmes de nous évader. Afin de minimiser nos risques d’échec, nous préparâmes un plan minutieusement, certains d’entre nous profitaient des séances d’utilisation de l’ordinateur pour pirater le système de sécurité du bunker et en obtenir les plans.
C’est ainsi qu’au bout de presque un an d’effort de tous nos cerveaux réunis, ceux-la même qui avaient été choisi parce qu’ils étaient les plus brillant, nous parvîmes à un plan dont nous convîmes tous qu’il était assez sur pour tenter le coup. Bien sur ce plan n’était pas infaillible mais d’un commun accord nous décidâmes que la qualité de celui-ci ne pourrait grandement s’améliorer avec le temps et nous commençâmes donc la préparation matérielle.
Préparer une opération de cette envergure sans attirer l’attention de nos geôliers requierait des précautions immenses c’est pourquoi il nous fallut plus de trois moi complet avant d’avoir réuni tout le matériel nécessaire, nous fixâmes alors la date de l’évasion le plus tôt possible. C’est donc le 24 février 2029 au environ de deux heures du matin, cinq jours à peine avant mon anniversaire, que nous nous lançâmes dans notre grande évasion.
Tout semblait se dérouler parfaitement comme nous l’avions prévu, mais alors que nous arrivions dans la chaufferie centrale après un long chemin dans les humides conduits d’aérations du bunker, l’alarme générale se déclencha et trois hommes en armure et en armes entrèrent dans la salle. Ce fut alors la débandade totale, nous nous séparâmes en plusieurs groupes qui partirent tous vers la surface par les évacuations d’air. Mais lorsque mon groupe et moi arrivâmes à l’air libre, alors que nous courrions à perdre haleine dans la forêt enneigée pour échapper à nos poursuivants je trébuchai sur une branche morte et m’échouai dans le terrier d’un blaireau le nez dans ce qui devait sûrement lui servir de coin toilette au vu de l’odeur qui y régnait et des excréments qui jonchait le sol. Cette chute malencontreuse aurait déplu à quiconque l’aurait vécue, mais elle me sauva la vie, en effet au moment même où je tombai une slave de mitraillette vint cueillir mes camarades dans leur course, le tir venait du bunker d’où les militaire nous avait repéré grâce à leurs caméras infrarouges.
Voyant dans ma malchance la chance me sourire je m’engouffrai plus profond dans ce terrier qui m’avait sauvé la vie afin de dissiper mon image à leurs détecteurs. Je rampai pendant plus d’une demi heure dans ce boyau boueux et puant avant de revoir la lumière du jour. A un mètre à peine de la sortie du terrier je me permis de prendre un peu de repos avant la course que je savais qu’il faudrait effectuer afin de terminer notre plan si méticuleusement préparé et atteindre la frontière polonaise.
Je fus réveillé en sursaut trois heures plus tard par le légitime occupant de ce terrier qui me déchirait le visage avec ses griffes parce que je l’empêchais de rentrer chez lui. Je repris donc ma course vers la liberté, transi par le froid car ne portant rien de plus sur le dos que la blouse de coton qui nous avait été fourni par nos geôliers.
Je ne vis même pas lorsque je franchi la frontière, au milieu des bois et par ce froid glacial les douaniers étaient sans aucun doute restés cloîtré dans leur petits postes frontières, bien au chaud avec une bonne soupe entre les mains.
Ce n’est que lorsque j’arrivai à proximité d’un village que je compris que j’étais déjà de l’autre coté, en Pologne au sein de l’Union fédérale Européenne.
En effet lorsque j’aperçu ce petit village au milieu de la campagne enneigée, j’entrai dans la première maison qui s’offrit à moi dans l’espoir de pouvoir négocier un peu de chaleur et de nourriture avant de continuer ma fuite de l’horreur. Et quelle ne fut pas ma surprise, quand la maîtresse de maison m’accueillit en Polonais, elle ouvrit la porte et dit :
« Oh mais tu dois mourir de froid. Qu’est ce que tu fais dehors habillé comme ça ? Allez viens, j’ai un bouillon sur le feu, tu va bien en prendre un peu. »
Elle était grande et un peu grosse, sa carrure était impressionnante mais la chaleur qui se dégageait de ses paroles et de ce qu’elle m’offrait lui accordèrent ma confiance.
Je fus surpris de son accueil, je m’attendais à devoir négocier une soupe et une sieste avec tout mon bagout car je savais très bien que les régions proches de la frontière ukrainienne étaient les plus pauvres de toute la Pologne. Je répondis alors, en polonais, une langue qui m‘avait été inculquée comme tant de chose lors de ces années dans le bunker :
« Madame c’est avec grand plaisir que j’accepte, j’était justement près à vous prier de m’en offrir. Je ne sais comment vous remercier.
-Pour l’instant ne fait pas de manière, tu es gelé et tu as faim, cela se voit sur ton visage,. Viens manger et te réchauffer et on parlera après. »
Je ne pus résister à faire ce qu’elle me demandait et dont j’avais tant besoin c’est pourquoi je la suivis sans discuter plus longuement.
Une fois que j’eus bien mangé, mon hôte généreuse m’offrit des couvertures et un lit pour la nuit.
Je n’en revenais pas devant la générosité de cette offre, et je m’empressais alors de l’accepter de peu qu’elle revienne sur sa louable décision.
Cette nuit là, je ne pus dormir, allongé sur le matelas de laine que l’on m’avait gentiment prêté pour la nuit, je pensais. Je pensais à touts mes camarades qui étaient mort depuis que j’étais entré dans ce bunker, il y a maintenant bien des années. J’étais probablement le seul survivant de la grande évasion, les autres de mon groupe avaient été cueilli au milieu de la forêt par la slave d’une mitraillette automatique, le sort des autre groupe avait sûrement été similaire.
Dans cette insomnie je partis alors dans un monologue solitaire en ukrainien :
« Je ne comprends pas… Pourquoi moi ? …Qu’ai-je de plus que les autres ?... Je ne mérite pas de leur avoir survécu… »
Je monologuai ainsi en plaignant sur le sort de mes amis pendant longtemps, puis, je me repris :
« Il faut que je leur fasse honneur, que je devienne ce qu’ils avaient toujours rêvé d’être. Je ne peux pas me laisser pourrir ici, cela serait souiller leur mémoire et rendre leur sacrifice inutile… Je deviendrais quelqu’un d’important et je dénoncerais devant le monde entier ce qu’ils nous ont fait subir »
C’était à peu près à ce moment là que je décidai de partir au Etats-Unis, mais c’est aussi à ce moment là que je réalisai qu’il me faudrait des papier pour pouvoir vivre dans ce monde. Etant mort officiellement depuis le jour de ma rentré dans le bunker, je ne pourrais obtenir ces papier par la voie légale, il fallait donc que je trouve un autre moyen.
Je pris congé de mes hôte tôt le lendemain matin, avant même qu’ils fussent réveillés. Je leur laissai un mot de remerciement sur un feuille que je posai sur la table de la cuisine, sa rédaction me demanda plusieurs essai et même quand je partis je n’était pas entièrement satisfait de celui-ci, il n’exprimait pas encore tout à fait toute la reconnaissance que je ressentais, mais il fallait que je partisse.
En marchant dans le village je remarquai au loin un immense bâtisse qui semblait être une ancienne imprimerie qui avait été désertée, c’est alors que je repensai à mon problème de papiers et me dis qu’il était possible que je trouve là-bas de quoi m’en fabriquer.
J’allai donc dans cette imprimerie. Lorsque je fus nez à nez avec les immenses presses, je réalisai que fabriquer des faux papiers nécessitait un peu plus qu’une presse ordinaire. Il me fallait modifier cette presse, pour que mes papiers soient crédibles. Alors, à mon grand étonnement, les plans des modifications qui s’imposaient surgirent dans mon esprit déjà parfaitement au point. Me disant que c’était encore un effet secondaire de tout ce qu’on m’avait fait au cerveau, je ne m’inquiétai pas plus que ça et je me mis au travail.
Je ne pus rassembler tous les outils qu’il me fallait parmi tout ce qui traînait dans cette imprimerie mais j’en trouvai tout de même pas mal et même si je ne réussit pas à suivre les plans avec exactitude, je m’efforçai d’en être le plus proche possible.
Il me fallut une journée entière pour effectuer les modifications et, à la tombée de la nuit je lançai l’impression.
Quelques minutes plus tard je me trouvais en possession d’un passeport polonais munis d’un visa de tourisme vers les Etats-Unis, on peut dire que le fait que la Pologne ne soit pas très riche fut pour moi une bénédiction car, si elle avait adopté comme la France, l’Allemagne ou les Etats-Unis le passeport biométrique, il m’aurait été bien plus difficile de m’en fabriquer un.
Avec mes papiers nouvellement créés mais sans argent dans les poches, je parti alors vers l’aéroport le plus proche, à Cracovie.
Arrivé dans la grande ville, il ne me restait plus qu’à trouver de l’argent afin de me payer un billet pour les Etats-Unis. La ville m’importait peu mais je voulais aller au Etats-Unis, je savais que c’était là bas qu’il serait le plus facile d’atteindre un notoriété suffisante pour dénoncer sans risque mes bourreaux et les assassins de mes camarades.
Je travaillai alors dans les marchés, avant même le levé du jour en aidant à décharger les camions, et je passais mes journées à livrer des pizzas.
Tous les soirs j’allais à l’aéroport où j’essayais d’acheter une place qui se libérait à la dernière minute dans un avion pour les Etats-Unis.
Mes effort furent récompensé rapidement puisqu’au bout d’à peine deux semaine de travail acharné je trouvai un billet que j’avais les moyens de payer. C’était pour un avion qui allait à Boston, il partait à peine une heure plus tard.
Je n’avais aucun bagage et mon passeport était faux, mais je me lançais quand même, j’étais anxieux mais plein d’espoir, car c’était pour moi la liberté et surtout la certitude de ne plus jamais revenir dans ce bunker de l’enfer.
A ma grande surprise, je passais sans aucun problème, mon passeport était mieux fait que je le pensais, décidément ces modifications qui m’étaient venus à l’esprit si naturellement étaient extrêmement bien pensées.
Après dix longues heures de vol, j’arrivai enfin sur le territoire des Etats-Unis d’Amérique. Mon passage de la douane posa un peux plus de problème là bas à cause du métal du branchement derrière mon crâne mais je réussit à les convaincre que c’était une prothèse expérimentale que m’avait implanté des médecins polonais afin que je ne sois pas paralysé parce que j’avais eut la moelle épinière coupé lors d’un accident de voiture quand j’avais 10 ans.
Après cela ils me laissèrent sortir sans plus de question.
Je me retrouvai alors dans les rues de Boston sans aucune ressource, puisque les maigres revenus que j’avais eut à Cracovie étaient entièrement partis dans l’achat de mon billet d’avion.
Caractère : Evolo est très secret et réservé car il pense que personne ne pourrait comprendre ce qu’il ressent de plus il a été habitué depuis son enfance à se construire une armure intérieure en ne laissant jamais ses sentiments émerger.
Il est complètement révolté par la barbarie des humains envers les humains et ne peux s’empêcher de vouloir aider quelqu’un qu’il voit maltraité tant il sait par son expérience personnelle à tel point cela peut détruire.
Ambitions : Révéler au monde entier ce qu’il a subit avec ses camarades dans le bunker et trouver un moyen d’empêcher que cela puisse recommencer
Je sais que j’ai décrit deux pouvoirs dans ma fiche alors qu’un seul est autorisé mais ils sont en parti liés puisque le fait qu’Evolo soit un inventeur né le rends plus intelligent