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Cyprien de Cocyte Recrue


 Nombre de messages: 165 Age: 20 Pouvoir: Transformation de la matière inerte en métal Emploi: Aristocrate oisif Clan: Institut Date d'inscription: 13/05/2006
 | Sujet: Cyprien de Cocyte Sam 13 Mai - 17:36 | |
| Prénom et nom : Cyprien de Coccyte Surnom : Le Joueur Age (Date de naissance) : 25 février 2009, 21 ans. Origine : Paris, France. Clan : Institut. Pouvoir : Métamorphose métallique appliquéeCyprien dispose de la capacité de changer potentiellement n'importe quelle matière en un métal extrêmement résistant. Généralement, il applique cette faculté à la métamorphose de cartes à jouer, qu'il lance ensuite. Elles en deviennent d'excellents projectiles tranchants, et c'est ce qui lui vaut ce surnom. Néanmoins, ce pouvoir présente ses limites. La métamorphose est d'autant plus dure que la matière dont il est question est complexe : le chair, humaine ou animale, pose pour l'instant un problème au jeune homme. Si cette métamorphose n'est pas limitée dans le temps (un objet métamorphosé garde sa nouvelle apparence), elle l'est dans la masse. Cyprien ne peut métamorphoser un objet trop important, trop lourd sans dépenser une énergie considérable, ce qui rend souvent le processus peu intéressant. La réversibilité de la métamorphose est incertaine. Si elle fonctionne pour des matériaux inertes (ongles, os, papier, bois mort, métaux, plastique, pierre, ...), elle se révèle trop complexe en ce qu'il s'agit de ce qui a été vivant (notamment les plantes) et pour les structures importantes. Pour résumer, pour l'instant, il se limite aux objets de petites tailles, avec des structures simples. Rien d'organique, c'est bien trop complexe, à son niveau. On pourra songer à faire gagner le don en progression de complexité et de masse. Des métamorphoses pourront être envisagées sur des matérieux vivants, la réversibilité améliorée, la masse métamorphosable augmentée et, pourquoi pas, la possibilité de métamorphoser en d'autres matériaux voisins (par exemple, le bois pour fournir un combustible). Description physique : Cyprien est un frêle et grand jeune homme aux allures dégingandées et aux goûts manifestement douteux. Il s'est en effet teint les cheveux dans un bleu indéfinissable et arbore avec une fierté curieuse des chemises à peine boutonnées aux couleurs plus qu'étranges. Ses pantalons semblent être constitués uniquement de poches. Poches qui sont, d'ailleurs, pleines de dés, jeux de cartes de toutes sortes et parfois même pièces de jeux de sociétés, dont on ne sait trop ce qu'il peut bien faire. On a une vague idée, néanmoins, après s'être fait arracher l'oeil par un cavalier en métal. S'il se donne des airs maladroits, agrémentés de regards rieurs, de sourires joueurs et de mimiques variées, ses mouvements rapides et précis trahissent l'entraînement qui est le sien. On pourrait le croire léger et insouciant, à le voir marcher, mais il n'en est que plus prudent et souple. Il affectionne les chapeaux, de toutes formes, surtout les plus incongrus. Il n'est rare non plus de le voir avec un éventail noir. Son cou est ceint de quelques fils en guise de collier et il se promène le plus souvent pieds nus. Son visage fin et délicat en serait presque féminin. Ses lèvres s'étirent la plupart du temps en sourire affable, mais ses yeux noirs sont curieusement pénétrants. Signes particuliers : Il pourrait fournir une maison de jeux avec le contenu de ses poches. Dés, jeux de cartes, pièces de jeux de société, billes, anneaux, voire bout de bois. Il a d'ailleurs toujours quelque chose en main, que ce soit un de ces objets ou bien son éventail. Histoire :Cyprien naquit dans une famille de la petite noblesse française. Ses parents avaient quelques possessions, transmises de génération en génération et vivaient de la spéculation boursière. Il n'y avait pas là le luxe exhubérant des grandes maisons, mais on y vivait confortablement. L'étiquette y était cependant stricte et, très tôt, le jeune garçon se vit enseigner par des précepteurs réputés. On entreprit de lui faire apprendre les sciences, afin d'en faire un brillant ingénieur dans un des milieux porteurs de l'industrie. Un peu d'économie venait pondérer le tout. Ils découvrirent bien vite qu'un enfant de deux ans n'était que peu réceptif aux subtilités des lois du marché et autres détails croustillants qui abondaient dans le monde dans lequel on souhaitait le voir vivre. Cela dit, années après années, on s'éscrimait à remplir la tête de l'innocente créature de notions complexes. Il les assimila tant bien que mal, plus que mal que bien d'ailleurs. Il faut dire qu'il était beaucoup plus friand des livres d'illusionisme qu'il dégottait à droite et à gauche. Ces spectacles avaient disparu avec l'arrivée des mutants, le public s'étant montré fort suspicieux envers les prestidigitateurs. L'enfant montra un certain talent pour manipuler les cartes. Mais ce n'était pas le prestige dont rêvait la famille, et on poursuivit les cours avec acharnement, peu soucieux du fait de briser l'innocente jeunesse du petit garçon. Lui, il n'écoutait que d'une oreille, rêvant d'un monde de liberté. Un évènement tragique vint bouleverser cette charmante routine familiale. Lorsque Cyprien eût atteint sa dixième année, de singulières disparitions se produisaient dans la maison. Des objets venaient à manquer, des livres, des journeaux, des colliers. On soupçonna bien vite ce délinquant ingrât et volatile et on se mit à fouiller sa chambre. On avait juste. Les parents y trouvèrent les objets manquants, ou du moins ce qui semblaient être leurs répliques parfaites dans un métal extrêment robuste. L'enfant fondit en larmes et en aveux, expliquant que ce n'était pas de sa faute, qu'il ne pouvait s'en empêcher, que ça arrivait comme ça, tout seul. L'étonnante précocité de l'apparition du don ne détrompa cependant pas les parents qui surent bien vite à quoi ils avaient à faire. De façon soudaine, leur instinct parental ressurgit et ils ne purent se résoudre à perdre leur unique progéniture sous prétexte que celle-ci pouvait des butoirs de porte avec des livres de cuisine. Il fut résolu qu'il resterait cloitrer dans le domaine familial mais que, en échange, on ferait venir un de ces maîtres mutants, qui parcouraient le monde pour dispenser des entraînements en échange d'une confortable rémunération. Le maître en question arriva le surlendemain. C'était une jeune femme dont on ne parvint jamais à déterminer l'origine. Elle maniait une télékinésie extrêment réduite mais d'une précision de stupéfiante : si elle ne pouvait manipuler que des petits objets, ceux-ci répondaient à la moindre de ses volontés, aussi rapidemment qu'on pouvait l'imaginer et elle pouvait en manier un nombre considérable à la fois. Elle se chargea désormais de l'enseignement de Cyprien. Bien loin des précepteurs austères qui avaient pavé de leurs enseignements ennuyeux l'enfance du jeune garçon, elle fut d'une délicatesse mémorable et transforma chaque instant en un jeu. Son principal soucis était d'apprendre à son élève à maîtriser les manifestations de son don et à l'assumer. Ses leçons comportaient d'importantes parties physiques. Elle ne cessait de répéter que, dans une situation difficile, ce n'était pas le pouvoir qui ferait la différence, mais l'aptitude à se débrouiller sans ce pouvoir. Elle se trouva être une excellente stratège et optimisatrice d'énergie. Au fil des années, Cyprien, devenu un jeune homme, avait appris à maîtriser son pouvoir. Il l'avait même un peu améliorer. On lui avait autorisé des sorties, entre temps, et il s'était essayé au cercle de jeu et se montrait un excellent joueur. La vie suivait un cours doux et tranquille. Seulement, il y a quelques mois, le gouvernement français décida de renforcer son contrôle sur les mutants, de surveiller leur agissement, ce dans un soucis de sécurité de la société, disait-on. L'idée déplut fort à la famille et le Maître fut d'avis d'envoyer Cyprien à l'étranger, au moins pour quelques temps. Elle avait d'ailleurs entendu parler, aux Amériques, d'un établissement spécialisé pour les jeunes mutants. Elle était sûr qu'il s'y sentirait bien. En quelques heures, l'affaire fut entendue. *** Les avions se posaient grâcieusement tandis que d'aurtes décollaient. Les passagers se pressaient aux passerelles. Certains jetaient autour d'eux des regards affolés. Il y en avait qui rataient leurs correspondances, d'autres qui avaient égaré leurs bagages, leurs manteaux ou leurs enfants. Bref, l'aéroport bourdonnait de son habituel activité fébrile.
Et au dessus de toute cette foule, un chapeau. C'était un chapeau de paille, soigneusement stressé. Sous le chapeau, des cheveux. Bleus. Sous les cheveux, un visage décontracté et féminin. Sous le visage, un corps d'homme, l'air tout aussi détendu. Il avait une main enfoncée dans une poche, l'autre jouait distraitement avec une carte à jouer.
Il avança d'un pas nonchalant vers la douane, se rangea dans une des files d'attente et patienta. Lorsque ce fut son tour, il décocha un sourire avenant au guichetier bourru, sortit la main de sa poche et lui tendit ses pièces d'identité. L'autre les examina vaguement, hocha la tête, et lui fit signe d'avancer jusq'au contrôle.
Le contrôle était un passage obligé depuis quelques années. Les Etats-Unis étaient devenus particulièrement frileux en matière de sécurité et chaque passager devait prouver qu'il ne transportait rien de dangereux. Cyprien s'avança tranquillement vers l'agent de sécurité qui se tenait poster devant une table en métal.« Bonjour Monsieur. Contrôle pour votre sécurité. Vous n'avez pas de bagages ? - Non. C'est à la consigne. Arrivés avant moi. - Très bien. Veuillez vider vos poches. »Cyprien déposa la carte à jouer qu'il tenait en main sur la table. Elle fut bientôt en compagnie de deux jeux de tarots, un set de trente-deux quarte, trois paquets de cinquante-quatre cartes, six dés, trois cavaliers, deux tours, cinq dames, un pion de Go, deux billes et un éventail. L'agent de sécurité ouvrit des yeux ronds.« Euh ... C'est tout ? - C'est tout. - Bien ... Eh bien ... Euh. Oui, motif de votre séjour ? - Je viens pour mes études. - Vraiment, vous étudiez quoi ? - L'acier. - Futur ingénieur ? - C'est une façon de voir les choses. - Vous pouvez passer, bonne journée. - Vous de même. »Le jeune homme remballa ses affaires, les réintégrant dans une série de poches plus ou moins évidentes, à l'exception de son éventail. Il l'ouvrit d'un geste sec qui fit sursauter l'officier et commença à s'éventer. Il adressa un sourire à ce dernier avant de se mouvoir d'un pas serein vers les consignes.
Sa valise était arrivée par le vol de la veille, pour lui permettre de voyager plus léger. Un contact l'avait récupérée et déposée dans une des consignes. Il arriva devant le numéro qu'on lui avait indiqué, composa le code et sortit la valise désirée. Il se mit en route vers l'aire de taxis.
Là, il accosta un des conducteurs, régla sa course d'avance et monta en voiture. Le paysage défila quelques dizaines de minutes sous ses yeux avant qu'il demande au chauffeur de s'arrêter. Il était encore à quelques centaines de mètres de l'Institut, mais il préférait finir à pied.
Il sortit sa valise du coffre et se mit en route. Bientôt, le portail fut en vue. Les choses sérieuses commençaient.Caractère : En toute chose, pondération est bonne. Ce pourrait être la devise de Cyprien. D'un naturel nonchalant, il ne se presse visiblement pour rien et n'aime guère qu'on se presse pour lui. Chaque chose en son temps, et le monde s'en porterait mieux, il en était persuadé. Toujours décontracté, les rares moments où il cédait à la promptitude et à la violence, c'était en combat, où il s'en trouvait d'ailleurs être assez efficace. Dans les autres situations, il arborait toujours un sourire calme et serein. Il était toujours ravi de rencontrer d'autres personnes. Son coté exhubérant pouvait le rendre diffiicilement accessible, voire antipathique, mais il s'efforçait toujours de garder sa bonne humeur et sa tranquillité. Rares étaient les choses qui entachent son optimisme. Mais lorsque cela arrive, aux abris ! Une détermination bouillonante monte en lui lorsqu'on touche trop douloureusement aux choses et personnes qui lui sont chères. Il ressassera son amertume jusqu'au bout. Ses moments de colère, d'angoisse ou de tristesse, il les cache de son mieux et tente en toutes circonstances de conserver son attitude résolumment calme. Ambitions : Son plus cher désir est de pouvoir acquérir une certaine légitimité. Il souhaiterait à son tour devenir ainsi que son Maître, pour pouvoir éduquer de jeunes mutants, les aider à prendre confiance en eux et à voir le monde autrement, comme on l'avait pour lui. _________________ Cyprien de Cocyte — Back in town « Carré d'as. On dirait que j'ai encore gagné. »
Dernière édition par le Sam 13 Mai - 18:04, édité 1 fois |
|  | | John Bender Mort(e)
 Nombre de messages: 1579 Date d'inscription: 09/07/2005
 | Sujet: Re: Cyprien de Cocyte Sam 13 Mai - 17:51 | |
| J'aime cette fiche !  Attendons néanmoins l'avis d'un second chef au cas où j'aurais raté quelque chose... |
|  | | Sagamore O'Neil Big Boss


Nombre de messages: 1407 Age: 36 Pouvoir: Résistance physique et mentale ; Ultra Force Clan: X-Force Date d'inscription: 12/01/2006
 | Sujet: Re: Cyprien de Cocyte Sam 13 Mai - 18:02 | |
| Oh, comment qu'il vas Johnny Bender ? bienvenue, Cyprien. Moi, je dis up comme toi sur la fiche... Elle est splendide et le personnage bien construit. Juste le pouvoir, pour moi, il ne devrait pas avoir accès aux transmutations organiques pour l'instant... C'est une extention du pouvoir. Et je rajouterais juste un truc, les ongles et les os sont des matière organiques comme la chair... A mon avis, vaudrait mieux qu'il ne puisse transmuter que les matières non-organiques. Un petit edit peut-être... _________________  |
|  | | Cyprien de Cocyte Recrue


 Nombre de messages: 165 Age: 20 Pouvoir: Transformation de la matière inerte en métal Emploi: Aristocrate oisif Clan: Institut Date d'inscription: 13/05/2006
 | Sujet: Re: Cyprien de Cocyte Sam 13 Mai - 18:08 | |
| Bonsoir, Yep. J'ai donc renoncé à jouer à Freddy les Doigts d'Argent (Quelque chose comme ça, hein, je ne me souviens plus exactement du titre) pour l'instant. Peut-être plus tard pourrais-je fondre des lingots en m'arrachant les métacarpes ? C'est le rêve de toute une vie. Bref. Désolé de paraître un peu simple - Dès le début - mais là, je dois avouer, c'est grand. Je suis perdu. Que fais-je ? Où vais-je ? Est-ce bon ? Attends-je encore l'approbation de quelqu'un d'autre (L'administrateur en chef, la réincarnation de Lénine ou Dieu) ? Car en attendant, Cyprien fait des réussites devant la porte. Et, le pauvre, il gagne tout le temps ('Faut dire qu'il triche ! Même contre lui même. Une vraie loutre, décidément !). _________________ Cyprien de Cocyte — Back in town « Carré d'as. On dirait que j'ai encore gagné. »
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|  | | Marcus Expert(e)


 Nombre de messages: 1068 Age: 20 Date d'inscription: 30/04/2005
 | |  | | Cyprien de Cocyte Recrue


 Nombre de messages: 165 Age: 20 Pouvoir: Transformation de la matière inerte en métal Emploi: Aristocrate oisif Clan: Institut Date d'inscription: 13/05/2006
 | Sujet: Re: Cyprien de Cocyte Sam 13 Mai - 18:34 | |
| On savait que Dieu était une femme noire, juive et homosexuelle, on apprend qu'elle est en plus marxiste. Gros coup dur. 'Fin bref. Donc en fait, là, je vais dans le Hall, ou pas ? N'ayez crainte - Dîtes moi tout. Moi tout. (Ca, c'est fait.) _________________ Cyprien de Cocyte — Back in town « Carré d'as. On dirait que j'ai encore gagné. »
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|  | | PNJ Big Boss


Nombre de messages: 755 Date d'inscription: 03/05/2005
 | Sujet: Re: Cyprien de Cocyte Dim 14 Mai - 11:54 | |
| (Sagamore...) Tu fais comme tu veux, mon grand... T'as le choix, tu peux démarrer un rp en ville ou venir tout de suite dans le Hall de l'Institut... _________________ L'homme-mystère, le plus beau, le plus fort, le plus intelligent : Celui qui massacre les grosbills  |
|  | | Cyprien de Cocyte Recrue


 Nombre de messages: 165 Age: 20 Pouvoir: Transformation de la matière inerte en métal Emploi: Aristocrate oisif Clan: Institut Date d'inscription: 13/05/2006
 | Sujet: Re: Cyprien de Cocyte Dim 14 Mai - 12:52 | |
| Merci de votre aide, Monsieur l'Individu fractionné et polyédrique aux tendances boisées quoique suspicieusement géométriques et avenantes. 'Fin, vous, là, quoi. Je rajoute néanmoins tout à fait benoitement que je n'ai pas l'accès suffisant pour poster, me dit-on. C'est assez ennuyeux, je dois l'avouer. Mais cela viendra ! Je suppose. J'espère. _________________ Cyprien de Cocyte — Back in town « Carré d'as. On dirait que j'ai encore gagné. »
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|  | | Sagamore O'Neil Big Boss


Nombre de messages: 1407 Age: 36 Pouvoir: Résistance physique et mentale ; Ultra Force Clan: X-Force Date d'inscription: 12/01/2006
 | |  | | Cyprien de Cocyte Recrue


 Nombre de messages: 165 Age: 20 Pouvoir: Transformation de la matière inerte en métal Emploi: Aristocrate oisif Clan: Institut Date d'inscription: 13/05/2006
 | Sujet: Re: Cyprien de Cocyte Dim 14 Mai - 14:25 | |
| Vous êtes bien affable. _________________ Cyprien de Cocyte — Back in town « Carré d'as. On dirait que j'ai encore gagné. »
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|  | | John Bender Mort(e)
 Nombre de messages: 1579 Date d'inscription: 09/07/2005
 | Sujet: Re: Cyprien de Cocyte Lun 15 Mai - 14:14 | |
| Tu peux aussi être recruté par Le Félin, il est libre en ce moment. |
|  | | Cyprien de Cocyte Recrue


 Nombre de messages: 165 Age: 20 Pouvoir: Transformation de la matière inerte en métal Emploi: Aristocrate oisif Clan: Institut Date d'inscription: 13/05/2006
 | Sujet: Re: Cyprien de Cocyte Ven 29 Fév - 13:41 | |
| Il est toujours vivant ! Et il est pas content ! Il s'habille toujours aussi mal ! Et son chapeau est pas banal ! Il est de retour en ville ! Il faut qu'on s'épile ! Pardon de la mauvaise rime, Mais c'est pour dire qu'il est aussi mime ! Bientôt, l'explication de la disparition de Cyprien de Cocyte !(En cours de préparation) _________________ Cyprien de Cocyte — Back in town « Carré d'as. On dirait que j'ai encore gagné. »
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|  | | Alex Big Boss


 Nombre de messages: 2073 Pouvoir: Emmerdeur 1ère classe (téléporteur) Emploi: Farfadet farceur, ça existe ? Clan: En vadrouille Date d'inscription: 06/02/2006
 | Sujet: Re: Cyprien de Cocyte Ven 29 Fév - 13:46 | |
| Bon retour parmi nous Cyprien  On fait la bise si on veut, mais on flood pas, merci ! _________________  >>> Alex Turner ____
>>> Téléporteur
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|  | | Cyprien de Cocyte Recrue


 Nombre de messages: 165 Age: 20 Pouvoir: Transformation de la matière inerte en métal Emploi: Aristocrate oisif Clan: Institut Date d'inscription: 13/05/2006
 | Sujet: Re: Cyprien de Cocyte Ven 29 Fév - 15:29 | |
| La Traversée du Cocyte (Sur la musique de John Coltrane, Naima, Giant Steps) Leon, Il est neuf du soir. (...) Mon Ange, Il est dix heures du soir, et cette fois je t'écris. Après tout ce temps. (...) Leon, Il est onze heures du soir, et j'ai enfin trouvé le courage de t'écrire. Après tout ce temps. Combien de temps ? Je ne sais pas trop. Je ne sais pas. Je ne sais plus : j'ai oublié. Tant de choses. Tiens, tu vois, je ne suis plus sûr de savoir tout à fait où est ma chambre, à l'Institut. Ma chambre. Peut-être que je n'ai plus de chambre. Même, sans doute, je n'ai plus de chambre, à l'Institut. Après tout ce temps, bien sûr. Vous avez besoin de place, et pas de place pour les absents. Pas de place pour moi, après tout ce temps. Mais peut-être que toi, il te reste de la place. Tu m'en veux, sans doute. Tu crois que je t'ai abandonné, tu crois que je t'ai trahi, tu crois que je suis parti. Tu crois que je mentais quand je disais que je t'aimais, que tu m'étais essentiel, mon Ange, que je ne pouvais pas vivre sans toi. Pourquoi croirais-tu autre chose ? Je n'étais plus. Et après tout ce temps, je t'écris : tu me hais sans doute, et je t'écris. Mais s'il te plaît, en souvenir de tout ce temps, oublie un peu la haine, souviens toi d'avant et lis. Pour une fois, je t'explique. Tu te souviens du dernier jour où nous nous sommes vu. Sans doute. Et puis, je ne sais plus trop pourquoi, nous sommes partis chacun de notre côté. Tu avais des devoirs à faire, peut-être, et moi des livres à acheter. C'était à Boston et nous étions fiancés. J'étais dans la rue, à Boston, et comme j'étais fiancé, je ne faisais attention à rien. Les buildings me souriaient. Les passants étaient enchantés. C'était Boston l'été, pour moi tout seul. Tout seul, non : avec toi, Leon. Mais tu vois, Leon, il y a eu des choses dans ma vie avant toi. Avant nous. Malheureusement. Il y a eu Paris. A Paris, il y a des hôtels, des hôtels italiens. Et parfois dans les hôtels italiens, il y a des casinos. Pas discrets, secrets. Tu sais comme j'aime jouer, n'est-ce pas ? Je jouais souvent, là-bas, toute la nuit, le jour parfois aussi, je jouais. Je jouais, je gagnais souvent, je gagnais beaucoup, je gagnais trop. Tricher, c'est encore jouer : c'est jouer avec les règles. Je croyais que personne ne me voyait. A Boston, ce jour-là, j'ai rencontré dans une ruelle des hommes. Je cherchais un bouquiniste et eux me cherchaient moi : ils ont trouvé les premiers. Comme je t'aimais et que pour une fois je ne me méfiais pas, je n'ai pas vu la matraque. Simplement, j'ai senti mon cou craquer, un peu trop, je crois, et après rien, le noir, voilà. Je me suis réveillé, j'étais attaché à une chaise, il y avait un homme devant moi. Cet homme, je l'avais déjà vu à Paris, il tenait l'un de ces casinos. Je savais qu'il était avec la Cosa Nostra. Mais tu sais comme je suis orgueilleux, n'est-ce pas ? Je n'avais pas peur. Sur la chaise, pourtant, j'ai eu peur. J'ai dû tendre le bras. On coupe la main aux voleurs : c'est la vraie loi. Celle-là s'applique toujours, parce qu'il n'y a pas d'avocats. Mais ma manche était en métal, et le couteau dérapa. Alors ils ont compris qu'ils pouvaient faire quelque chose de moi. A nouveau, le noir. Je me réveille, je suis dans une pièce, je suis nu. Bien sûr, rien sous la main. Les murs sont gris, tout est en béton, c'est une cellule. Je comprends un peu ce qu'on attend de moi, bien sûr. Ce n'est pas très compliqué. Alors je fouille, et par terre, dans un coin, oublié, il y a un brin de je ne sais pas trop. Un fil, un machin, je m'en fiche : c'est en métal maintenant. Je force la serrure, je m'enfuis dans le couloir. J'entends un bruit derrière moi. Le noir, encore. Alors ils ont fait plus attention. Ils viennent me demander chaque heure si je veux bien travailler pour moi. Je dis non. L'ampoule au plafond ne s'éteint jamais. Je pense à toi. Il y a ce bourdonnement, toujours, qui ne s'arrête jamais. Je pense à toi. Mais les jours passent, toujours les mêmes questions, la même ampoule, le même bourdonnement. Je ne dors pas. Les jours passent. Je crois que je ne pense plus rien. J'ai l'idée de toi. La sensation de toi. Au fond de moi. Mais je n'arrive pas à l'incarner. J'ai perdu, pour une fois. Je ne dors plus. Je ne sais plus qui je suis. Finalement, j'ai abdiqué. Pas tout à fait, enfin je ne sais pas. Au moins, comme ça, je suis dehors. Je suis dehors mais ils me surveillent. J'ai, disent-ils, une dette à payer. D'abord, j'ai pensé à m'enfuir. Alors ils m'ont dit qu'ils te retrouveraient. Ils m'avaient retrouvé moi, j'ai eu peur pour toi, je suis resté. De temps en temps, je me cachais à un endroit où je savais que tu pouvais passer. De loin, je te regardais. Je voyais tes lèvres bouger, je collais dessus le souvenir de ta voix. Après, ça faisait encore plus mal. Je travaillais pour eux. A mon tour, je cherchais des gens pour qu'ils payent leurs dettes. Je récupérais des choses, des caisses, je les bougeais d'un hangar à une maison. Comme tout le jeu, d'abord, j'ai appris les règles et je les ai suivies. Sagement. Je pensais à toi. Je ne me souvenais plus de tout en détail, ça m'arrivait par bouts, mais quand même, tu étais toujours là, Leon. Quand j'ai bien compris les règles, j'ai fait ce que je fais toujours : j'ai commencé à tricher. Peu à peu, j'avais mes propres contacts. Mes propres clients. Mon propre nom. En dehors d'eux. Eux, ils croyaient que je continuais à suivre, que j'étais résigné. J'aurais pu. Ce n'était pas si inconfortable, à la longue, à mesure que je m'intégrais. Peut-être que j'aurais pu m'y faire. Tu sais bien, Leon, que je ne suis pas trop regardant. Mais il y avait toi, je te voulais toi, et ils t'avaient menacé. Tu sais bien, Leon, que je suis très rancunier. Alors, peu à peu, j'apprenais qui ils étaient. J'ai remonté la piste, j'ai reniflé leurs traces. J'ai fouillé les ordures de l'espèce humaine pour exhumer leurs identités. J'ai trouvé celui qui savait qui tu étais, où tu étais, celui qui pouvait t'atteindre, celui sans qui ils ne pourraient pas t'atteindre. Je suis allé chez lui. Il y a du sang, maintenant, sur mes mains, et je les ai lavées dans l'eau claire. Je les ai lavées, et le sang est parti : parce que l'eau c'est toi, et que son sang à lui, lui, ce n'était rien. C'était il y a deux semaines. Depuis deux semaines je suis libre. Depuis deux semaines, je me demande si je peux revenir. Peut-être, sans doute, tu ne veux pas, mon Ange. Peut-être, sans doute, tu as trouvé quelqu'un d'autre. Une fille, un gars, n'importe, quelqu'un d'autre, et plus moi. Peut-être, sans doute, ta vie d'adolescent a été refaite, reconstruite. Peut-être, sans doute, que je viendrais la perturber, la chambouler et la détruire. Peut-être, sans doute, tu me hais, Leon. Mais voilà : sans doute, certainement, je suis égoïste. J'ai besoin de toi. Besoin d'être sûr. Besoin que tu m'écartes de ta vie. Besoin d'entendre ta voix. Besoin de sentir ta peau. Si tu pouvais être à moi, encore, mon Ange ! Au moins, il faut que je t'explique. Que tu ne crois pas que je t'ai trahi. Jamais. Au moins cela. Alors, je t'ai écris une lettre. C'est le plus difficile et le plus beau de mes réveillons. Mais ce soir, il n'y aura pas de facteurs. Vous êtes au Saturday Night. J'ai demandé, il y a une fête, l'Institut y va. S'il y a une fête, je sais que tu seras là-bas. Ce soir, il n'y aura pas de facteur, c'est le jour de l'An. Ce soir, mon Ange, je serai mon propre facteur : je te donnerai ta lettre, Leon. Et peut-être, sans doute, après tu me demanderas de partir. Je ne sais pas si je partirais. Je crois que je ne peux pas. Après tout, je ne suis jamais parti, n'est-ce pas ? Cyprien, qui est devant toi, quand tu lis, Toujours. _________________ Cyprien de Cocyte — Back in town « Carré d'as. On dirait que j'ai encore gagné. »
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